"Elles voulaient toutes coucher avec lui": quand Emmanuelle Seigner défend son mari Roman Polanski

Sur le plateau de « Sept à Huit » hier soir, l’actrice Emmanuelle Seigner est venue à la rescousse de son mari, pour qui, selon elle, la « présomption d’innocence a été totalement bafouée ».

Roman Polanski et Emmanuelle Seigner
Le couple Polanski Seigner en 2022 lors du « Stones Sixty Europe 2022 Tour » © Belga Image

Au micro de Audrey Crespo-Mara, l’actrice Emmanuelle Seigner s’est exprimée sur l’affaire Polanski dans le cadre de l’émission " Sept à Huit ". Lors de cet entretien exclusif, elle semble fermement attachée à l’idée de défendre son mari, le réalisateur Roman Polanski, pourtant accusé de plusieurs accusations de viols et de violences sexuelles dont certaines d’entre-elles ont déjà été reconnues. Le tout, joliment enrobé de condescendance. Mais rien n’y fait, contre vents et marées, et dans le déni de toute sororité ou empathie, elle clame haut et fort : "Je pense qu’il n’avait besoin de violer personne."

Celle qui publiera le 26 octobre un livre qui revient sur ces affaires l’affirme : "l’homme avec qui je vis, ce n’est pas du tout la personne dont j’entends parler. C’est un très bon mari, un très bon père."

Des déclarations chocs

Ainsi, durant une quinzaine de minutes Emmanuelle Seigner revient sur le passé sulfureux de son mari. Premier arrêt du (long) train d’accusations du réalisateur franco-polonais, l’affaire de 1977 où il est accusé d’avoir drogué et violé Samantha Gailey, une jeune adolescente de 13 ans. Mais il n’y a pas de quoi fouetter un chat pour Emmanuelle, qui relativise cet écart. "C’est très jeune, mais elle avait déjà une vie sexuelle, elle avait un petit ami, elle a dit à Roman qu’elle prenait de temps en temps une drogue récréative, qu’ils avaient consommée ce jour-là." Et puis selon elle, "c’était une époque très permissive. Le rapport à l’âge a beaucoup changé depuis. On n’est pas obligé d’applaudir cette époque, mais c’était comme ça." Alors le compte est bon !

Cependant, l’histoire ne s’arrête pas là. Dans le sillon du #Metoo, de très nombreuse accusation de viols et/ou de violences sexuelles ont ressurgis à l’encontre de Roman Polanski. Mais pour Emmanuelle Seigner, "quand j’ai connu mon mari, toutes les femmes et les jeunes filles voulaient coucher avec lui. C’était un truc de dingue. C’était un grand metteur en scène, donc il attirait énormément. Je pense qu’il n’avait besoin de violer personne", lance-t-elle, tout en déplorant que la présomption d’innocence soit aujourd’hui " totalement bafouée " à ses yeux.

Un mouvement trop abusif ?

En 2020, le film J’accuse de Roman Polanski obtient 12 nominations aux césars. Des centaines de manifestants protesteront devant la salle Pleyel. Il décrochera néanmoins la récompense du " meilleur réalisateur " ce qui ne manquera de déchainer la Toile et de secouer la cérémonie : Florence Foresti, maitresse de cérémonie refuse de remonter sur scène, Adèle Haenel quitte la salle en criant " c’est une honte ", et " Vive la pédophilie ". Une réaction jugée " folle " par Emmanuelle Seigner.

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Et si elle admet trouver " de très bonnes choses " dans le mouvement #MeToo, qui fête ce mois-ci ses cinq ans, elle ne peut s’empêcher de rajouter qu’elle en déplore les dérives. " Il y a beaucoup de dérives, d’abus, de mensonges, qui décrédibilisent ces victimes et qui ne leur rendent pas service. "

Et puis, quant à son mari, " la prison d’aujourd’hui est pire que celle d’hier ", déclare-t-elle. " Il ne peut pas monter un film " soutient-elle, se disant elle-même " blacklistée en France ". 

Finalement, dans cette histoire, elle ne souhaite qu’une chose " Qu’on lui foute la paix "…

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