The Woman King, une interprétation très Disney des traditions africaines

The Woman King ou la version hollywoodienne des guerrières du Dahomey, au risque de tromper l’Histoire.

viola davis dans the woman king
© Prod.

C’est une entreprise à la fois étrange et louable à laquelle nous convoque le film de Gina Prince-Bythewood. Vouloir faire entrer l’épopée des femmes-soldats Agojié dans les codes plutôt figés et peu subversifs du blockbuster guerrier hollywoodien. Si le but est de donner à voir ces femmes puissantes entre toutes qui combattirent dans l’ancien royaume du Dahomey (actuel Bénin) au XIXe siècle contre la mise en place des réseaux d’esclavage, guidées ici par le charisme de Viola Davis (Fences, Veuves) et le récit d’apprentissage d’une jeune fille novice, on reste cependant sceptique devant la forme que prend la fresque. Celle-ci, à mi-chemin entre une interprétation très Disney des traditions africaines et une version idéalisée (et erronée du point de vue historique) du royaume du Dahomey qui participa à la traite atlantique. Quoi qu’il en soit, le fim permet de donner une place à ces amazones noires longtemps invisibles et confirme que des voix nouvelles sont désormais audibles au royaume d’Hollywood, qui reste tout de même, ne nous voilons pas la face, le vrai roi de ce film conseillé aux plus de 12 ans.


** Réalisé par Gina Prince-Bythewood. Avec Viola Davis, Thuso Mbedu, Lashana Lynch – 134’.

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