To Olivia, un biopic qui cache son jeu

John Hay retrace le drame de deux célébrités, mais réussit à rendre son propos universel.

To Olivia
© Prod.

En 1962, la petite Olivia meurt d’une encéphalite. Elle est la fille de la comédienne américaine Patricia Neal (Le jour où la Terre s’arrêta) et de l’écrivain britannique Roald Dahl qui n’a pas encore écrit Charlie et la chocolaterie. Patricia se morfond dans la campagne anglaise où elle a suivi son époux. Roald cherche l’inspiration dans l’alcool. Tous deux vivent dans une sorte d’imaginaire dont cette ­tragédie insupportable va les éjecter. Adapté du livre Patricia Neal: An Unquiet Life de Stephen Michael Shearer, To Olivia est certes l’histoire d’un deuil, mais surtout le portrait d’un couple qui met en scène sa vie plutôt que de la vivre. Il évite le piège “people” pour se pencher sur le drame de deux êtres mal équipés pour affronter le réel. Par leur interprétation, Hugh ­Bonneville, le Lord Grantham de Downton Abbey, et Keeley Hawes, la ministre de la série Bodyguard, ­in­sufflent à leurs personnages une humanité universelle.
*** Réalisé par John Hay. Avec Hugh Bonneville, Keeley Hawes, Bobby O’Neill, Michael Jibson – 94’.

Sur le même sujet
Plus d'actualité