The Gray Man, le retour tonitruant de Ryan Gosling

Invisible depuis quatre ans, l’acteur revient en force dans The Gray Man et sera bientôt l’ébouriffant et très séduisant Ken, fiancé de la poupée Barbie.

ryan gosling dans The Gray Man
© Netflix

On commençait à se demander s’il n’était pas resté sur la Lune, depuis son incarnation tout en nuances de l’astronaute Neil Armstrong dans First Man, en 2018. C’est que, jusque-là, Ryan Gosling nous avait accoutumés à une présence quasi annuelle. Cascadeur solitaire reconverti en pilote nocturne pour la mafia dans Drive, pianiste de jazz aux côtés d’Emma Stone dans le virtuose La La Land, humanoïde Replicant dans Blade Runner 2049. Le public craque pour ce beau gosse doué qui joue sans en faire des tonnes. Cette absence inhabituelle se termine avec un retour tonitruant, dans The Gray Man, adaptation du roman éponyme de Mark Greaney, paru en 2009. Le comédien y incarne Court Gentry, alias Sierra Six, un ex-détenu recruté par la CIA pour éliminer des cibles jugées dangereuses. Jusqu’à ce qu’il se retrouve lui-même dans le collimateur de ses employeurs.


Pas étonnant que cette production Netflix (qui sort d’abord dans quelques salles chez nous) soit la plus chère produite par la plateforme. Ce thriller d’action virevoltant ne souffre d’aucun temps mort et nous présente un nouveau héros intrépide qui pourrait bien faire une solide concurrence à Ethan Hunt (de Mission: Impossible) et James Bond, si Netflix décide de développer une franchise autour de The Gray Man. Et un nouveau rôle marquant pour Gosling qui, plus jeune, n’avait qu’un rêve: “Trouver un boulot, parvenir à payer mon loyer et voir le monde pour vivre des expériences singulières”. Seule ombre au tableau: son unique film en tant que réalisateur, Lost River, en 2014, tièdement accueilli.

Mais sans pour autant déstabiliser l’homme, qui reste lucide: “Je comprends le rejet. La seule chose que j’espère, c’est que mon film soit une expérience pour le public. Positive ou négative. Le pire, ce serait un film que l’on oublie aussitôt. Je meurs d’envie de réitérer l’expérience”, déclarait-il au moment de la sortie du film. En attendant, on est impatient de le découvrir bronzé et peroxydé l’an prochain dans la peau de Ken, le boy-friend de l’iconique Barbie (qui aura les traits de Margot Robbie) pour le très attendu biopic de la poupée Mattel réalisé par Greta Gerwig. Une fameuse dose d’autodérision en perspective pour ce golden boy des écrans qui est aussi à la ville monsieur Eva Mendes.

Ryan Gosling dans Barbie

© Prod.

*** Réalisé par Anthony et Joe Russo. Avec Ryan Gosling, Ana De Armas – 122’. À partir du 22/7 sur Netflix.

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