Top Gun Maverick: le phénomène qui ne voulait pas atterrir

Depuis sa sortie fin mai, Top Gun: Maverick survole le box-office mondial. Un carton plein pour Tom Cruise et la Paramount. Décryptage d’un phénomène planétaire complètement inattendu.

top gun maverick
© Prod.

Costume sur mesure, Ray Ban sur le nez et patrouille de France pour l’accueillir, Tom Cruise avait fait le show à l’avant-première de Top Gun Maverick, au festival de Cannes, en mai dernier. Le blockbuster, suite éponyme du film de 1986, allait sortir dans les salles obscures avec un savant mélange d’excitation et d’appréhension. Un mois et demi d’exploitation et 1 milliard de dollars plus tard, force est de constater que le retour est réussi. Un joli pied de nez aux plateformes de streaming qui avaient tenté d’acquérir le film durant la crise du coronavirus.

Un pari risqué ?

La recette parait simple: un film culte des années 80, des fans nostalgiques d’une jeunesse révolue, une star intemporelle et le box-office explose. Pourtant, de nombreux exemples récents ont démontré le contraire. Le SOS fantôme de 2016, Indiana Jones 4 ou encore Tron: l’héritage ont tenté de mélanger nostalgie et modernité sans obtenir le succès critique ou commercial espéré. Le premier n’a séduit ni les journalistes ni le public tandis que les deux autres ont été largement en-dessous de leurs prédécesseurs en termes de qualité. Leur point faible? Il n’y avait pas Tom Cruise en haut de l’affiche. Un raccourci peut-être rapide, mais pas complétement erroné car l’acteur n’a jamais été aussi bankable que maintenant, à désormais 60 ans.

Du réel à l’heure du virtuel

Top Gun Maverick est un ovni dans le paysage audiovisuel actuel. Un blockbuster à l’ancienne, viril, pratiquement sans trucage ni effets spéciaux et qui fait la part belle à un héros largement au-dessus des autres, Maverick. Un retour en arrière qui semble séduire les plus jeunes. Pour eux, Maverick n’est pas forcément la suite du film qui a fait fantasmer leurs parents mais bien un nouveau blockbuster rafraichissant. Une œuvre originale bien loin – pas au niveau budgétaire – des superproductions aseptisées de ces dernières années. Alliant fraicheur et nostalgie à un Tom Cruise vraisemblablement immortel, Top Gun Maverick est sans conteste le film de l’année. Mais au-delà de ça, ce sont bien les salles obscures qui sortent grandes gagnantes de la réussite du film. Celui-ci ayant réuni plus d’un milliard d’euros de recettes mondiales dont pratiquement 6 millions chez nous. Elles en avaient tant besoin.

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