Sorties cinéma: The Innocents, l’origine du mal

Les enfants du terrifiant The Innocents d’Eskil Vogt ravivent la question du mal.

the innocents
© Prod

Elles s’appellent Ida et Anna. Elles sont sœurs. Anna souffre d’autisme, Ida est une fillette timide. Elles viennent de déménager dans un nouveau quartier avec leurs parents. C’est là qu’Ida fait la connaissance de Ben et d’Aisha. Ce qui les différencie, ce sont leurs dons. Par la pensée, ils peuvent communiquer à distance, déplacer des objets, briser des branches d’arbre ou s’emparer de la volonté de qui que ce soit. Ce qui commence comme un passe-temps se pare bientôt de cruauté gratuite. Surtout dans le chef du jeune Ben, enfant habité par une colère qui ne semble pouvoir s’apaiser qu’en faisant le mal.

Deuxième long-métrage du Norvégien Eskil Vogt, scénariste pour Joachim Trier, The Innocents est bien plus ­flippant qu’un film d’horreur bourré d’effets, d’abord parce qu’il en est justement dépourvu, ensuite parce qu’il met en scène des enfants qui remuent en nous la question de l’origine du mal et celle d’un monde où l’innocence cherche désespérément sa place.


*** Réalisé par Eskil Vogt. Avec Rakel Lenora Fløttum, Alva Brynsmo Ramstad, Mina Yasmin Bremseth Asheim – 117’.

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