Mort sur le Nil, Les Jeunes Amants… Les sorties cinéma à ne pas manquer

La rédaction a sélectionné pour vous les nouveaux films à ne pas manquer cette semaine.

fanny ardant dans les jeunes amants
Fanny Ardant dans les Jeunes Amants © Prod

Les Jeunes Amants

Avec une ferveur délicate, Carine Tardieu (Du vent dans les mollets) a repris le projet de sa consœur Solveig ­Anspach inspiré de la propre mère de la cinéaste disparue en 2015. Comme une promesse à ­Solveig ­Anspach, ­Tardieu mène à son terme un scénario prévu pour Vanessa ­Redgrave. L’histoire est celle d’un coup de ­foudre en Irlande entre un homme et une femme de vingt-cinq ans de plus que lui. Carine ­Tardieu a francisé le personnage féminin en le confiant à Fanny Ardant, face à ­Melvil Poupaud dans le rôle de Pierre, un médecin marié (à Cécile de France, à revers du cliché de la femme trompée). Pierre tombe amoureux fou de Shauna, une femme qu’il a connue quinze ans auparavant, à la mort de son fils.

Et c’est en reliant les blessures ­intimes et les fantômes de ses ­personnages que le film approche au plus près le feu si brûlant de la ­passion qui vient dynamiter les familles de Shauna et Pierre. La cinéaste explore jusqu’au bout leur rééquilibrage périlleux, traversant avec grâce l’âge et la maladie qui avance chez Shauna, mais aussi le repositionnement d’une femme ­blessée (Cécile de France, encore une fois exceptionnelle) et d’une fille (Florence Loiret-Caille) qui se surprend à pouvoir elle aussi, de nouveau, aimer librement. – J.G.

*** Réalisé par Carine Tardieu. Avec Fanny Ardant, Melvil Poupaud, Cécile de France – 112’.

Mort sur le Nil

Cinq ans après un Crime de l’Orient-Express décevant, Kenneth Branagh remet les moustaches d’Hercule Poirot pour ce Mort sur le Nil qui ne fera certes pas oublier celui qui fut réalisé avec Peter Ustinov en 1978, mais qui présente néanmoins plusieurs qualités, dont celle de nous dévoiler une face cachée du célèbre détective belge: sa guerre 14, son grand amour, sa blessure encore ouverte et le secret de sa moustache, tout cela dans une scène d’ouverture inattendue, en noir et blanc, qui se déroule dans les tranchées d’Ypres. On connaît par ailleurs la passion de l’acteur et réalisateur britannique pour Shakespeare et l’on ne sera pas étonné que, dans les moments les plus dramatiques, le huis clos, les meurtres successifs, les secrets et les trahisons soient mis en scène comme s’il s’agissait d’une tragédie du grand Will, où l’amour le dispute au pouvoir de l’argent dans les listes des raisons de tuer son prochain. Dommage que les extérieurs soient si laids, si “carton-pâte” et d’un tel kitsch, avec des couleurs ­criardes qui font penser à ces vieux papiers peints en vinyle des années 70. – E.R.

** Réalisé par et avec Kenneth Branagh. Avec Armie Hammer, Gal Gadot, Annette Bening, Emma McKey – 127’.

Marry Me

Découvrant en live la tromperie dont elle est victime, la star de la pop Kat Valdez (Jennifer Lopez) épouse un homme choisi au hasard dans la foule (Owen Wilson), prof de maths à la vie rangée et père célibataire d’une petite fille. Ce coup de folie est autant le prétexte à une comédie romantique cousine de Coup de foudre à Notting Hill qu’une variation pop sur l’aura de l’icône latino-américaine. À 52 ans, JLo réinvente le conte de fées et assure le show à fond avec discours d’empowerment féminin et balade à Coney Island. Dommage que les personnages restent à la surface du glamour. – J.G.


** Réalisé par Kat Coiro. Avec Jennifer Lopez, Owen Wilson, Maluma – 112’.

Les Vedettes

Pauvre Daniel! Chanteur raté criblé de ­dettes, il s’ennuie à mourir dans le magasin d’électroménager où il travaille. Mais ­lorsque l’occasion se présente de participer à un célèbre jeu télé, il va tout plaquer et s’associer à ­Stéphane, un collègue naïf doté d’une mémoire d’éléphant. Fameux portrait de losers attachants campés par ce drôle de duo issu du Palmashow, dans cette comédie à l’humour potache qui, contre toute attente, réserve quelques moments tordants, surtout dans sa satire assez grinçante des coulisses des médias. Et l’antagonisme des deux antihéros ajoute encore un peu de saveur au récit. – O.C.

** Réalisé par Jonathan Barré. Avec Grégoire Ludig, David Marsais – 101’.

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