5 films et séries de Jean-Marc Vallée à voir absolument

Une sélection des meilleures œuvres du cinéaste québécois, décédé ce lundi à l'âge de 58 ans.

Jean-Marc Vallée: ses films à voir
Jean-Marc Vallée, aux Emmy Awards 2017. (@Belga Image)

Ce lundi, nous avons appris la disparition du réalisateur québécois Jean-Marc Vallée. Il est mort à 58 ans, dans son chalet près de Québec. La cause du décès est encore inconnue.

Cinéaste reconnu, il n’a pourtant réalisé que 9 films et 2 séries, mais cette filmographie a suffi pour montrer son talent et faire sa renommée.

Si vous ne connaissez pas encore très bien son travail ou souhaitez vous replonger dans son œuvre, voici 5 réalisations à regarder au plus vite.

Dallas Buyers Club

Probablement son film le plus médiatisé, Dallas Buyers Club est inspiré d’une histoire vraie et raconte la vie d’un homme atteint du sida dans les années 80, période où la maladie était encore peu connue du monde scientifique, mais surtout très stigmatisée. Il décide alors à l’époque de faire de la contrebande de médicaments non approuvés aux États-Unis pour lui et d’autres malades du sida, réunis dans un « club » donnant son nom au film.

Sorti en 2013, il avait été très bien reçu par la critique, notamment grâce à la réalisation de Jean-Marc Vallée, mais surtout grâce au jeu des deux acteurs principaux, Matthew McConaughey et Jared Leto, qui ont remporté les Oscars du meilleur acteur (dans un rôle principal et dans un second rôle), mais aussi les deux mêmes Golden Globes. Le film a aussi remporté l’Oscar des meilleurs maquillages et coiffures. Des prix qui ont poussé les spectateurs à aller voir le film, faisant de celui-ci un joli succès, puisqu’il a rapporté près de 10 fois son budget.

Big Little Lies

Il y a une fête à l’école primaire, tous les enfants et leurs parents sont réunis. Et quelqu’un est tué. On ne sait pas qui, ni par qui. Et puis, cette série nous ramène plusieurs semaines en arrière, au premier jour d’école, à la rencontre des différentes familles de 5 enfants de cette même école. Leurs histoires sont ponctuées de témoignages officiels de témoins du crime et autres personnes présentes à l’école, afin que les spectateurs essayent de deviner ce qui a bien pu se passer jusqu’au dénouement.

Big Little Lies, adaptation d’un roman haletant, est l’autre œuvre la plus connue du cinéaste québécois. Si au début, il est difficile d’imaginer quiconque tuer quelqu’un parmi les personnages, au fil des épisodes, le spectateur commence à suspecter plusieurs victimes et coupables. Mais rares sont ceux qui ont réussi à tout deviner.

Cette minisérie, portée par un casting de mamans 5 étoiles (Reese Witherspoon, Nicole Kidman, Shailene Woodley, Laura Dern et Zoë Kravitz) a eu tellement de succès qu’une deuxième saison a été produite, ce qui ne devait pas arriver puisque le roman n’a pas de suite. L’écrivaine a donc participé à l’écriture de nouveaux épisodes, mais Jean-Marc Vallée, lui, a laissé la main à Andrea Arnold.

Cette première saison, qui doit beaucoup à la réalisation du canadien, a remporté de nombreux prix, dont 3 Golden Globes et 8 Emmy Awards dont « Meilleure minisérie » et « Meilleure réalisation ».

Sharp Objects

Jean-Marc Vallée apprécie manifestement l’exercice d’une série télévisée limitée à une poignée d’épisodes, car si Sharp Objects n’a pas eu autant de récompenses que Big Little Lies, elle est tout aussi excellente, si ce n’est mieux.

Si à nouveau les rôles principaux sont féminins, l’univers est cette fois complètement différent. Amy Adams y interprète le rôle de Camille une journaliste judiciaire alcoolique, récemment sortie d’hôpital psychiatrique pour enquêter sur un meurtre de deux jeunes filles, mais en renouant avec ses racines, elle va également être confrontée à son passé, son enfance et sa famille.

Fini l’atmosphère des familles aisées et des cours d’école, on est ici dans l’atmosphère chaude, moite et lugubre d’une petite ville du sud des États-Unis où l’héroïne est tout autant l’enfant du village qui rentre chez elle qu’une étrangère de la ville qui revient à la campagne.  Une fabuleuse série qui mériterait d’être aussi connue que « sa grande sœur ». C’est également la dernière réalisation de Jean-Marc Vallée avant son décès.

Victoria : Les Jeunes Années d’une Reine

C’est peut-être le film qui détonne le plus dans la filmographie du Canadien, et lui-même a hésité à le réaliser avant de tomber amoureux du script, qu’il a comparé à « un drame familial avec de la romance et de la politique en même temps ». Il s’agit pourtant d’un film d’époque historiquement fidèle à propos, comme le dit si bien le titre, des premières années de règne de la reine Victoria d’Angleterre et de son mariage avec le Prince Albert.

Là encore, on retrouve un casting de stars britannique, emmené par Emily Blunt et Rupert Friend, et si le travail de Vallée a été salué, cette fois, c’est surtout le jeu de l’actrice principale qui a rempoté les honneurs.

C.R.A.Z.Y.

Dernière recommandation : le film qui a révélé Jean-Marc Vallée. Après un premier film qui l’a fait connaitre du public canadien, le réalisateur est parti en Californie réaliser quelques longs métrages sans grand succès. Pour son quatrième film, inspiré de sa jeunesse, il décide de retourner filmer dans son pays natal avec des acteurs québécois.

C.R.A.Z.Y. raconte l’histoire d’un adolescent né dans les années 60, dernier d’une fratrie de 5 garçons, à travers sa relation avec son père, son éducation religieuse et la découverte de l’homosexualité.

Le film a fait le tour de plusieurs festivals, remporté quelques prix et surtout a été un immense succès au Québec, le plus vu de l’année 2005.

 

 

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