Cinemamed: le futur sera méditerranéen

La 21e édition de Cinemamed, qui se déroulera du 2 au 11 décembre, mise sur l’avenir, la jeunesse et toutes les utopies qu’elle représente.

Bonne mère au festival Cinemamed
Halima Benhamed dans le film Bonne mère, présenté au festival Cinemamed. © SBS Productions

La vingtaine de territoires qui composent le bassin méditerranéen ne sont plus, depuis longtemps, les seuls dépositaires des cultures qui y sont nées. En Europe, la Méditerranée est une lame de fond. Pour certains politiques: un sujet de débat, mais pour tout un continent, la promesse d’un renouveau culturel et citoyen. C’est ce dernier parti pris que défend la 21e édition du festival consacré aux cinémas méditerranéens. À travers une programmation qui compte 70 films issus de 21 pays, le Cinemamed 2021 met à l’honneur l’idée que la jeunesse prend le relais des générations qui l’ont précédée pour tenter de faire de leurs utopies une réalité. “Regards sur demain” est la thématique qui relie les œuvres sélectionnées dans plusieurs catégories, dont la dernière-née porte un nom qui se passe d’explication: Rêvolution.

C’est le premier long-métrage du comédien Yohan Manca qui fait l’ouverture de cette édition. Sélectionné cette année dans la section Un Certain Regard à Cannes, Mes frères et moi donne le “la” du festival en proposant le récit d’une chance donnée à un gamin de 14 ans. Une version contemporaine et méditerranéenne de Billy Elliot dépeignant une génération qui tente de briser une fatalité politique, familiale et sociale. Même son de cloche dans le nouveau film que Nabil Ayouch a présenté dans la sélection officielle cannoise. Dans Haut et fort, qui participe à deux des cinq compétitions de Cinemamed, c’est par le hip-hop que des filles d’un quartier populaire de Casablanca vont se battre pour leur place dans la société.

Le conflit entre générations est aussi au centre du très beau Bonne mère, deuxième film réalisé par la comédienne Hafsia Herzi dans lequel elle dresse le portrait sensible d’une grand-mère (magnifique Halima Benhamed), qui porte toute sa famille sur les épaules. Ce n’est pas seulement un film sur le sacrifice d’une génération qui a choisi l’invisibilité, c’est aussi une œuvre qui questionne avec force le fossé qui la sépare de celle à qui elle a donné le jour. À noter aussi Tom Medina, dernier film “camarguais” de Tony Gatlif, qui donne le rôle-titre à notre compatriote David Murgia, ou le nouveau film de l’Israélien Nir Bergman, créateur de la série qui a inspiré En thérapie: My Kid, l’histoire d’un homme et de son fils autiste, fera la clôture de Cinemamed.

JJJ Cinemamed Du 2 au 11/12. Cinémas Palace et Aventure, et Bozar, Bruxelles. www.cinemamed.be

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