Manu Bonmariage: caméra éteinte

Le célèbre réalisateur belge Manu Bonmariage est parti, laissant derrière lui un style qui a fait école.

Manu Bonmariage
Manu Bonmariage. @ Photonews

L’homme

Signature historique de Strip-tease, regard crucial de l’école belge du documentaire, Manu Bonmariage est mort à l’âge de 80 ans. Atteint par la maladie d’Alzheimer, il laisse une philosophie du regard qui le poussait à filmer au plus près des gens.

Strip-tease

Parmi la cinquantaine de sujets tournés pour le magazine, on a une grosse tendresse pour Le baron (la vie d’un jeune aristocrate bruxellois), Gustavine et Khalifa (l’histoire d’amour senior entre une catholique et un musulman). Deux classiques.

Allô police

En 1987, Bonmariage montre la réalité du travail de la police communale de Charleroi, multipliant les points de vue dans un environnement social très touché par la violence économique. Énorme, le film est entré au panthéon du cinéma vérité.

Les amants d’assises

Autre moment marquant de la carrière du réalisateur, ce documentaire de 1992 relate le procès d’un couple d’amants accusés d’avoir tué le mari de la femme. Le film fait sensation et est un exemple parfait de la ­narration à la Bonmariage.

Sa fille

Dans Manu, l’homme qui ne voulait pas lâcher sa caméra, Emmanuelle Bonmariage suit son père. Ce film testament est sorti en 2018 et sert de passage de témoin. Pour elle, c’est un premier film. Pour lui, c’est la dernière apparition.

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