Pig, Eternals… Les sorties cinéma à ne pas manquer (ou à éviter)

Un ogre et son cochon, du plaisir et des super-héros... La rédaction a sélectionné les nouveaux films à ne pas manquer (ou à éviter) cette semaine.

Eternals le nouveau Marvel
@ Marvel

Pig

Sur papier, le pitch ressemble à une ­blague: après s’être fait voler son cochon truffier, Rob (Nicolas Cage) quitte la forêt dans laquelle il vit comme un ermite et part pour la ville, à la recherche de son cher animal. À partir d’un tel point de départ, ça passe ou ça casse. Heureusement, ça passe et plutôt haut la main! ­Malgré un scénario qui emprunte l’essentiel de son style au thriller, Pig n’en est pas vraiment un. C’est le portrait d’un homme qui, sous son apparence sauvage, cache un passé insoupçon­nable. Passé qu’il va réveiller dans une ville où l’on n’a pas oublié son nom. – E.R.

*** Réalisé par Michael Sarnoski. Avec Nicolas Cage, Alex Wolff, Adam Arkin, Nina Belforte – 91’.

Pleasure

Sélectionnée au Festival de Cannes 2020, la réalisatrice suédoise Ninja Thyberg accomplit un tour de force avec ce premier long-métrage qui démonte, sans aucun voyeurisme et après cinq ans de recherches, les rapports de domination dans l’industrie du porno. Utilisant de son propre aveu “le female gaze pour dénoncer le male gaze”, la cinéaste suit le parcours contrasté de Bella (Sofia Kappel, non issue du milieu), une débutante qui veut devenir une star du X à Los Angeles et dénonce au passage les pratiques abusives de l’industrie (le piétinement du consentement, les pratiques ­sexuelles à haut risque, le sabotage de la solidarité féminine…), jusqu’au point de bascule inattendu. Un film comme une épreuve du feu, mais dont on ressort avec une force supplémentaire. – J.G.

*** Réalisé par Ninja Thyberg. Avec Sofia Kappel, Revika Reustle – 109’.

Le milieu de l’horizon

Depuis Les âmes fortes de Raoul Ruiz, Laetitia Casta creuse un sillon maternel et terrien, qui lui va bien. Elle interprète ici le rôle de Nicole, femme de la France rurale dont la vie va basculer lorsqu’elle tombe amoureuse de Cécile (Clémence Poésy) sous le regard de son fils Gus, lors d’un été caniculaire dans les années 1970. “Delphine Lehericey montre des choses très subtiles, l’histoire d’une femme qui se transforme à travers la littérature et à travers une rencontre. La féminité et la maternité ne me posent aucun problème. C’est ma nature profonde et ma force de jouer avec cela”, nous avait confié Casta au Festival de Namur avant le confinement.

** Réalisé par Delphine Lehericey. Avec Laetitia Casta, Clémence Poésy, Luc Bruchez – 92’.

Eternals

Marvel et ses héros ont mis plus de dix ans et une vingtaine de films pour venir à bout du vilain de l’époque, Thanos. Après un claquement de doigts qui aura marqué les fans, le studio se devait logiquement de faire toujours plus fort et d’aller toujours plus loin. Et cela commence avec ces Eternals, des êtres immortels surpuissants qui ont pour but de protéger la terre. Mais alors, pourquoi ne pas avoir stoppé Thanos? C’est à cette question que tente de répondre (maladroitement) ce long film, que la réalisation de Chloé Zhao, fraîchement oscarisée pour Nomadland, peine à sauver. En voyant trop grand, Marvel enchaîne les mauvaises idées comme son concurrent principal, DC Comics, où aucun enjeu n’a vraiment d’importance. La preuve ici avec un premier degré permanent qui ­surprend, et une race humaine à sauver, qui n’apparaît jamais à l’écran. – A.M.

* Réalisé par Chloé Zhao. Avec Richard Madden, Salma Hayek, Angelina Jolie – 157’.

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