Une vie démente

Notre critique.

Une vie démente
©Hélicotronc

Toutes nos vies sont démentes. Certaines, plus que d’autres. Suzanne, la soixantaine, commence à présenter des signes de troubles mentaux. Des oublis, des dépenses inconsidérées. Peu à peu, tous ses filtres sociaux se barrent et les spécialistes lui diagnostiquent une maladie neurodégénérative. Ce qui tombe plutôt mal pour son fils Alex qui a le projet de faire un enfant avec Noémie.

Premier long-métrage du duo belge Ann Sirot et Raphaël Balboni, Une vie démente aborde ce sujet avec la gravité qu’il convient mais aussi avec une certaine légèreté et même de l’humour, de celui qui ne rit pas “de” mais “avec”. Les deux atouts de leur film sont le style qu’ils lui insufflent, jusqu’à des trouvailles visuelles décalées qui colorent le récit de poésie, et les interprètes. Mention spéciale à Jo Deseure, comédienne qui mène l’essentiel de sa carrière sur les planches et qui incarne une Suzanne confondante d’humanité. – E.R.

Une vie démente – ***

Une Vie Démente - Affiche

Réalisé par Ann Sirot et Raphaël Balboni. Avec Jo Deseure, Lucie Debay, Jean Le Peltier – 86’.

Plus d'actualité