Le Ramdam Festival bat son plein et s’apprête à déranger

La 10e édition du festival a commencé à l’Imagix de Tournai.

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« À sa création il y a dix ans, nous avions beaucoup de détracteurs sur le thème du festival. On nous disait que ça ne marcherait pas. Mais on se rend compte en fait que les bons films sont ceux qui dérangent”, précise le commissaire général du festival Éric Derwael qui se félicite d’une dixième édition “exceptionnelle” et du passage au cap des 30.000 entrées côté public, “peu de festivals belges rassemblant autant de monde”. Riche de 23 fictions et 12 documentaires, la compétition s’est ouverte sur Filles de joie d’Anne Paulicevich et Frédéric Fonteyne, portrait explosif de trois prostituées (avec Sara Forestier). Suivront des films “qui amènent à voir le monde autrement, le contraire des films pop-corn”, rappelle Éric Derwael, comme Un fils (photo), sublime drame tunisien avec Sami Bouajila ou American Skin, drame racial de Nate Parker, tandis que le cinéaste Costa-Gavras donnera une master class en clôture. À voir aussi, le documentaire rétrospectif 10 ans de bruit! rassemblant les archives du festival, d’Adrian Brody à Lubna Azabal, marraine du festival.
Du 18 au 28/1. Imagix, Tournai. www.ramdamfestival.be

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