Bye bye Jonathan Demme

Le réalisateur du Silence des agneaux est mort. Il avait 73 ans.

Jonathan Demme ©ZUMAPRESS/Belga Image

D’abord, on l’a connu à la tête de comédies pétillantes, emblèmes des années 80  rudement bien jouées. Something Wild porté par le duo fluo Melanie Griffith-Jeff Daniels ou Married To The Mob avec une Michelle Pfeiffer attifée comme une speakerine du téléachat mais absolument délicieuse. Ensuite, on l’a découvert fan de musique avec des films sur Neil Young et, plus tôt, avec Stop Making Sense, docu à la tonalité nouvelle montrant un concert des Taking Heads. Le film – happening qui se construit sous nos yeux, de l’intro sur une scène vide à l’explosion finale – est entré au rayon des classiques… 

Enfin, Jonathan Demme c’est quand même Le silence des agneaux et re-quand même Philadelphia – deux des films qui ont marqué la société des années 90. Le premier – oscars du meilleur film et du meilleur réalisateur en 1991 – ouvre la voie aux histoires de tueurs en série, une fascination qui traverse avec insistance l’esprit du public. Le second – oscar du meilleur acteur pour Tom Hanks et de la meilleure chanson pour Bruce Springsteen en 1994 – prend le pouls de la société confrontée au séisme du sida.  Pour tout, Jonathan Demme – moderne et populaire, élégant et éfficace – était un réalisateur qui comptait. Sa disparition laisse penser qu’il comptera encore plus… 

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