Les figures de l’ombre, inspirant et larmoyant

Les figures de l'ombre ©Prod

Chez un Oncle Sam aussi raciste que sexiste, ce film déroule le quotidien de trois héroïnes culottées et intelligentes qui ont, à leur façon, changé la face du monde en s’impliquant dans le programme spatial de la Nasa. Au début des années 60, les États-Unis sont en pleine guerre froide, et en retard sur les Russes du point de vue de  la conquête spatiale. En février 1962, John Glenn devient le premier Américain à effectuer un vol orbital autour de la Terre, dix mois après le Soviétique Youri Gagarine.

Une mise en scène efficace

Une prouesse technique qui n’aurait pas été possible sans l’aide de Katherine Johnson et ses collègues Dorothy Vaughan et Mary Jackson. Pas de la bonne couleur, et cantonnées à un travail moins prestigieux, dans une pièce réservée aux femmes, elles sont néanmoins parvenues à intégrer l’équipe de recherche masculine sur les vols spatiaux et à modifier l’orbite de l’histoire. Les figures de l’ombre ne se refuse aucun artifice dans le registre du biopic aussi inspirant que larmoyant. Mais le film s’en sort grâce à une mise en scène efficace et à l’histoire, très forte en elle-même, de ces drôles de dames qui ont la bosse des maths. Pas de quoi nous propulser au septième ciel, mais très attachant quand même.

** Réalisé par Theodore Melfi. Avec Taraji P. Henson, Octavia Spencer, Janelle Monae – 127’.

Sur le même sujet
Plus d'actualité