Premier contact, rencontre d’un nouveau type

En interrogeant notre rapport aux autres dans Premier contact, Gilles Villeneuve signe un grand film dans l’air du temps.

Premier contact ©Prod

Entre le Spielberg façon Rencontres du troisième type et E.T., la poésie visuelle de Terrence Malick, et l’intime du genre Interstellar, ce Premier contact signé Denis Villeneuve plane bien haut. Et impose d’emblée son caractère anxiogène quand une douzaine de vaisseaux similaires se posent à différents endroits de la Terre. Une équipe d’experts est dépêchée sur les lieux afin de tenter de prendre contact. Et c’est grâce à une linguiste chic et choc (Amy Adams, excellente de bout en bout) que la première approche pourra   enfin s’établir. Le cinéaste canadien orchestre un vrai suspense en maintenant un climat de tension optimale. Et, en portant brillamment à l’écran ce scénario tiré du roman de Ted Chiang Story Of Your Life, il met sa maîtrise au service d’une histoire parfaitement inscrite dans l’air du temps, évoquant notamment notre rapport aux “autres”. Sous forme de métaphore des profondes différences qui nous divisent quand il s’agit de faire face à une menace collective, réelle ou fictive. Mais, au-delà de tout ce jeu géopolitique mondial, il y a aussi le parcours d’une femme. Et son rapport à la maternité.

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