Iris, un thriller noir et sensuel

Avec Iris, un récit aussi pervers que malsain, Jalil Lespert renouvelle les codes du thriller noir et esthétique.

Iris ©Prod.

Quelque part entre la fable manipulatrice à la Hitchcock et le polar sulfureux à la Verhoeven, Iris, le nouveau long métrage de Jalil Lespert, deux ans après son brillant biopic sur Yves Saint Laurent (version Pierre Niney), plonge une galerie de personnages troubles dans une enquête vénéneuse. Au hasard de pulsions pas toujours avouables. Bref, visa pour un univers où l’on voudrait se raccrocher à tout, mais où l’on ne peut croire en rien. 

« Le spectateur pourra se laisser happer »

Son film est l’adaptation d’un récit japonais (jamais sorti dans nos contrées) pervers et malsain, narrant la descente aux enfers d’un jeune mécanicien au passé mouvementé, impliqué dans l’enlèvement de la femme d’un riche banquier. Mais, derrière les apparences, se cachent bien d’autres vérités, pas trop bonnes à dire ni à voir. “Iris est un thriller de manipulation, qui joue avec les codes du film noir sensuel. Un film où il est autant question de désir que de trahison, et dans lequel j’espère que le spectateur pourra se laisser happer”, précise le cinéaste.
En fait, Iris use de nombreux chemins de traverse et d’effets de miroir pour mieux nous perdre et nous prendre dans sa complexe toile d’araignée. De plus, le long métrage peut compter sur l’élégance de sa mise en scène, et les prestations aiguisées de ses comédiens: d’excellentes Charlotte Le Bon ou Camille Cottin, un Romain Duris que l’on a rarement vu aussi cabotin, et un Lespert assez à l’aise quand il est à la fois metteur en scène et comédien. Et qui compte d’ailleurs bien poursuivre sa carrière sur les deux fronts. 

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