Avec Snowden, Stone renoue avec le cinéma militant

Stone revient sur les écoutes illégales de la NSA. 

Snowden - Cinema - Moustique

Avec ce biopic consacré au décrié Edward Snowden, ancien de la NSA et de la CIA qui a décidé de dévoiler aux citoyens américains comment leur propre gouvernement les surveillait en faisant fi des lois sur la protection des données personnelles, Oliver Stone revient à un cinéma plus mordant, plus engagé, plus politisé. Dressant le portrait d’un lanceur d’alerte devenu ennemi de son Amérique natale. Pour mettre au jour les sombres agissements d’un gouvernement dont il ne pouvait plus cautionner les actes intrusifs et malsains, Oliver Stone dézingue et dénonce tous azimuts. S’en prenant autant à l’ancienne administration Bush qu’à l’actuel bureau d’Obama que l’affaire a sérieusement ébranlé. Embrasant un sujet en or avec la participation d’un comédien talentueux (Joseph Gordon-Levitt), Oliver Stone a retrouvé toute sa niaque. Surtout après un World Trade Center très peu inspiré, un Savages mollasson et un Wall Street essoufflé quand il essayait de pister les travers de traders.“Edward Snowden est un homme singulier, explique Stone. Et il me rappelle Ron Kovic (alias Tom Cruise dans Né un 4 Juillet – NDLR), qui avait eu le courage de passer d’un jeune homme conformiste intellectuellement à un militant anti-guerre d’envergure. Jeunes, la  plupart d’entre nous n’ont pas encore ces convictions. Et j’adore ceux qui vont au bout de leurs conceptions. Avec eux, pas besoin d’effets de manches ni de réalisation recherchée.” Vérification avec son Snowden, de facture classique et qui ne casse pas des briques question réalisation. Mais avec un propos corrosif, une histoire aux ramifications complexes et l’étalage d’un complot comme il les aime, Stone renoue avec le cinéma militant qui lui colle à la peau. C’est bien là l’essentiel.

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