Ma vie de Courgette: trop beau, trop fort

Ma vie de Courgette nous plonge dans un foyer social et nous tire les larmes des yeux.

Ma vie de Courgette - Cinéma

Pour une fois, commençons par la fin! Par ce plan qui met le cœur au bord des yeux, purement et simplement: une photo où sept gosses font les andouilles sur le palier de leur foyer d’accueil. Ils ont toutes les raisons d’être tristes, mais ils lèvent les bras au ciel parce qu’à dix ans, avoir des copains, ça aide, ça réchauffe, et ça peut même parfois remplacer une famille. Mais s’il se termine sur une note magnifique, Ma vie de Courgette commence aussi très fort: un petit garçon vit seul avec sa maman qui aime beaucoup trop la bière, et qui  “part au ciel” par sa faute. Puisqu’elle le surnommait Courgette, c’est comme ça, et pas autrement, qu’il tient à être prénommé dans l’institution où il atterrit. Au milieu d’autres gosses blessés par la vie. Là, entre autres, il croise Simon, qui joue au dur pour tenir le coup; Béatrice dont la mère a été reconduite à la frontière; et Camille, la fillette garçon manqué, qui trouve la plus belle forme de résilience à son grand malheur en souriant aux autres. Et on tombe immédiatement sous le charme de ces petites marionnettes avec leurs yeux immenses, si expressifs, ouverts sur ce monde qui, jusque-là, ne leur a pas fait de cadeau. 

MA VIE DE COURGETTE, réalisé par Claude Barras. Avec (les voix de) Gaspard Schlatter, Sixtine Murat, Paulin Jaccoud – 66’.

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