Le nouveau film de Frédéric Beigbeder c’est L’Idéal

Après L’Amour dure trois ans, l’écrivain cinéaste remet en scelle l’inénarrable Octave Parango, l’anti-héros de 99 Francs.

proust

Tout est provisoire: l’amour, l’art, la planète Terre, vous, moi. Surtout moi.” En 2007, Octave Parango en chute libre nous laissait pantois, égaré dans les méandres de ses hallucinations cocaïnées. 99 francs, critique acerbe de l’industrie de la publicité, adaptée du roman éponyme de Frédéric Beigbeder, était le coup de génie de Jan Kounen. Le réalisateur néerlandais avait essayé il y a quelques années d’adapter Au secours pardon du même Beigbeder, la suite indirecte des aventures du magnat de la pub. À nouveau avec Jean Dujardin dans le rôle principal. Sans succès. Le projet d’une adaptation est ressorti des cartons… et c’est Frédéric Beigbeder lui-même qui s’y colle.

Pour la deuxième fois, après L’Amour dure trois ans, l’écrivain français adapte donc un de ses romans. Rebaptisé L’Idéal, le film suit les tribulations d’Octave Parango. Exit le monde de la pub, place à l’univers implacable de la mode. Exit Jean Dujardin aussi, c’est au tour de Gaspard Proust de se glisser dans la peau de ce grand cynique désabusé. L’acteur – déjà présent dans L’Amour dure trois ans aux côtés de Louise Bourgoin – part à la chasse aux modèles en Russie. Sa mission: dénicher la perle rare qui deviendra la nouvelle égérie pour une marque de mode. Contacté par L’Idéal, leader mondial de l’industrie cosmétique, secouée par un gigantesque scandale, Octave devra prouver ses talents de scout… Si la bande annonce promet une atmosphère similaire à celle de 99 Francs (hypocrisie, déglingue et nichons à gogo) la composition de Octave «Proust» Parango laisse un peu sceptique… Sortie le 15 juin.

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