Le Tac au Tac d’Alex Vizorek

Il présente la Nuit des Molières à laquelle il est lui-même nommé. Mesurons donc sa culture théâtrale…

Le Tac au Tac d’Alex Vizorek
Alex Vizorek / BelgaImage

Citez-moi deux pièces de Grédy et Barillet.

Euh… Fleur de cactus…

Correct…

Madame Sans-Gêne?

Pas correct…

Peau de vache?

C’est une bonne réponse. Un ou une partenaire – même morts – pour jouer dans un vaudeville?

Si je dis Jacqueline Maillan, c’est trop facile, alors Maria Pacôme. Ce sont des clowns. Aujourd’hui, alors qu’on compte – et c’est tant mieux – le ­nombre de femmes sur scène, à l’époque Maillan et Pacôme monopolisaient les scènes. Mais gamin, je ne me posais pas la question, du moment qu’elles me faisaient marrer. L’héritière pour moi, c’est Chantal Ladesou…

Puisqu’on sait que Godot n’arrive jamais dans En attendant Godot, est-ce que ça vaut encore la peine de jouer cette pièce de Beckett?

(Rire.) Mais j’aime bien, il y a des moments exceptionnels dans En attendant Godot. Pareil pour Ionesco… Un souvenir terrifiant d’une pièce de théâtre vue avec l’école? (Rire.) C’était un truc au Poche… Je crois que c’était une bonne pièce, mais j’étais trop jeune, je devais avoir 14 ou 15 ans… Un truc sur la Deuxième Guerre mondiale, c’était dur…

Un souvenir cool d’une pièce vue avec l’école?

C’était un opéra, La flûte enchantée de Mozart. En sixième primaire, on avait pu assister aux répétitions à La ­Monnaie et là, c’était bien parce qu’on avait étudié l’histoire avant…

Jeune, vous étiez chasseur d’autographes. Quel est le plus bel autographe de comédien ou de comédienne de votre collection?

Laurent Terzieff! S’il fallait être pointu, je dirais Laurent Terzieff… Après, j’ai Robert Lamoureux, Jean Piat et Michel Galabru. Mais le côté compulsif du truc, j’ai arrêté vers 14-15 ans

Donnez-moi un des prénoms des Trois sœurs de Tchekhov.

Oh là là… Je ne sais pas… Irina, Olga et Macha.

Question: les trois sœurs ont-elles un frère?

(Rire.) Je ne crois pas.

Eh si… Elles ont un frère, Andreï.

En plus, j’adore Tchekhov… Isabelle Huppert est nommée aux Molières pour La cerisaie de Tchekhov.

Un conseil à donner à Molière?

Faire quelques coupes dans Le misanthrope. La pièce est formidable mais il y a des longueurs…

Pour votre premier spectacle de danse, quel chorégraphe? Jan Fabre, Anne Teresa De Keersmaeker ou Kamel Ouali?

En ce moment, Jan Fabre, il ne vaut mieux pas… Peut-être qu’Anne Teresa arrivera à me faire bouger un auriculaire parce que le traitement du corps, ce n’est pas ma grande spécialité.

Vous êtes nommé dans la catégorie Humour avec Gaspard Proust, Vincent Dedienne et Camille Chamoux. Qui va gagner?

Vincent Dedienne, je crois – mais au cas où ce serait un autre, je ne suis pas complètement contre l’idée… C’est la première fois que je suis nommé, ça veut dire que le métier a aimé mon travail et ça me fait plaisir.

Si vous gagnez, vous allez vous demander de monter sur scène et vous allez vous embrasser?

(Rire.) J’ai prévu quelque chose, je ne vous dis pas quoi, mais j’ai prévu une petite pirouette.

Nuit des Molières Lundi 30 France 3 21h10

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