L’art pour guérir les maux

Bientôt des prescriptions muséales pour la santé mentale à Bruxelles.

Dans un musée. - Unsplash

Delphine Houba, échevine bruxelloise de la Culture et du Tourisme, souhaite lancer des « prescriptions muséales » car « il est démontré que l’art peut être bénéfique pour la santé, tant mentale que physique« , annonce-t-elle dans L’Echo jeudi.

L’échevine a puisé l’idée au Québec où de telles « prescriptions muséales » ont été initiées en 2018 par le musée des Beaux-Arts de Montréal et l’Ordre des médecins. « Dès à présent, je lance son adaptation au niveau de Bruxelles. D’abord sous forme de projet-pilote de trois mois, en partenariat avec l’hôpital Brugmann (dont j’ai été la présidente), via son service psychiatrie, et les cinq structures muséales dont j’ai la responsabilité – musées de la Ville, de la Mode et de la Dentelle, des Égouts, la Garde-robe Manneken-Pis et la Centrale d’art contemporain« , explique Mme Houba.

Un axe concernera de prescriptions muséales individuelles pour des patients de l’hôpital qui bénéficieront de visites gratuites accompagnées. Un autre axe portera sur  des visites collectives de patients de la Clinique du stress (autre section de Brugmann).

Fin 2021, un bilan sera établi, nourri à la fois par le suivi académique et par le feed-back des équipes tant médicales que culturelles.

La question de la place de la femme dans la culture est aussi chère à l’échevine qui entend « rééquilibrer tout cela » : « Je fais le choix délibéré de donner plus de place, et d’argent, aux femmes artistes et dans le secteur culturel, afin d’infléchir la tendance vers une vraie parité 50/50« , assure-t-elle. Elle annonce aussi Festival féministe en septembre 2022 dans la Ville.

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