De Brian May à Onoda, 10 000 nuits dans la jungle, les bonnes raisons de se détendre ce week-end

Bullez seul ou en famille, en salle ou dans le canapé, en découvrant les nouveautés culture épinglées par la rédaction.

@ Adobe

@D.R.

Brian May

Paru initialement en septembre 1992, soit dix mois après de la disparition de Freddie Mercury, « Back To The Light » est le premier album solo du guitariste de Queen, Brian May. Marqué par la perte de Freddie Mercury, la fin de Queen (il n’était alors pas encore question de réactiver le groupe), mais aussi par son divorce et la mort de son père, ce disque d’excellente facture a servi de thérapie à son auteur pour remonter la pente et -comme le titre le laisse supposer- lui a permis de retrouver la lumière. Les fans de Queen pourront y apprécier la griffe du guitariste, un magnifique hommage à Mercury (Nothing But Blue) et aussi une première version de To Much Love Will Kill You qu’on retrouvera également sur l’album posthume de Queen « Made In Heaven » paru en 2005. Cette réédition 30e anniversaire est enrichie de titres live, de face B et de prises alternatives. – L.L.
Back To The Light, Universal

@D.R.

Le pays des autres

L’histoire d’un couple mixte – elle, Alsacienne, lui, Marocain – qui, après la Deuxième Guerre, s’installe à Meknès où Mathilde découvre un monde qu’elle va devoir apprivoiser dans un paysage aride où rien ne pousse. Face à l’adversité de la nature, mais aussi dans l’arrondi des vagues de l’histoire et l’isole ment dans lequel sont mainte nues les femmes, Mathilde est la magnifique héroïne de Leïla Slimani qui entame ici un cycle romanesque inspiré de son propre roman familial. – S.M. 
Leïla Slimani, Folio, 416 p

@D.R.

Onoda, 10 000 nuits dans la jungle

À la fin de l’année 1944, alors que le Japon perd la guerre, le lieutenant Onoda est envoyé sur l’île de Lubang aux Philippines pour reprendre du terrain sur les Américains. Le film commence trente ans plus tard, alors que ce même homme, seul avec son fusil, dépose des fleurs d’acacia sur des tombes dans la jungle. S’inspirant du rêve brisé d’un ancien pilote japonais qui échappa au destin de kamikaze mais refusa jusqu’au bout d’admettre la fin de la guerre, le Français Arthur Harari (Diamant noir) déroule un extraordinaire film de guerre qui brille d’une gloire secrète, puisée dans les palpitations des êtres. Tandis qu’Onoda (interprété à deux âges différents par deux acteurs éblouissants) voit peu à peu mourir le bastion qu’il est chargé d’entraîner, le film dégage, au travers de la violence de guerre mais aussi de scènes d’une incroyable paix intérieure en harmonie avec la vie dans la jungle (sublime scène de baignade), une force métaphysique que peu de cinéastes atteignent. Un chef-d’œuvre sur les guerres que l’on mène pour survivre, face à la mort elle-même. – J.G.
Réalisé par Arthur Harari. Avec Yûya Endo, Kanji Tsuda, Yuya Matsuura – 167’.

Sur le même sujet
Plus d'actualité