De OSS 117: Alerte rouge en Afrique noire à Nomadland, les bonnes raisons de se détendre ce week-end

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OSS 117: Alerte rouge en Afrique noire

Début 1981. Hubert Bonisseur de La Bath, alias OSS 117 (Jean Dujardin, tordant), est envoyé dans une nouvelle mission plus périlleuse que jamais, en plein cœur de l’Afrique. Son supérieur lui adjoint une jeune recrue, le prometteur OSS 1001 (Pierre Niney), qui dénote par rapport à l’image très vieille France chère au célèbre agent secret. Après deux premiers volets déjà hauts en couleur réalisés par Michel Hazanavicius, Nicolas Bedos prend le relais en respectant parfaitement les codes de cette saga vraiment pas sérieuse. Le scénariste Jean-François Halin, toujours présent à l’écriture, fait feu de tout bois et livre un récit dopé au second degré, quitte à faire grincer quelques dents. Mais il était hors de question pour Bedos de se fixer des limites: “S’il faut prendre en compte toutes les susceptibilités et les appels à la précaution, on finit par prendre les spectateurs pour des imbéciles, alors que la grande majorité du public a compris le mécanisme de la satire”. Car OSS 117, justement, est un con. Et si ce troisième épisode dézingue volontiers une certaine bien-pensance actuelle, il met aussi en évidence la bêtise de son héros, bourré de préjugés sexistes et racistes d’un autre âge. Tout en décochant quelques flèches acérées aux réalités cyniques de la géopolitique et de l’exploitation par les Occidentaux des richesses du continent africain. Tout cela en usant d’une seule arme, celle d’un rire franc et salutaire qui fait du bien aux zygomatiques. Ça méritait bien les honneurs d’une projection cannoise en clôture du festival. OSS 117 sur la Croisette: mission accomplie pour ce drôle d’espion. – O.C.
Réalisé par Nicolas Bedos. Avec Jean Dujardin, Fatou N’Diaye – 116’.

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Aretha Franklin

Ce coffret anthologie 4CD (comptez une cinquantaine de morceaux) retrace la carrière d’Aretha Franklin, incluant des titres issus des différents labels pour lesquels elle a enregistré. Au total, 81 titres dont 19 titres inédits (versions alternatives de ses hits, démos, raretés et performances live). A côté des classiques de la diva de la soul (Respect, Son of a Preacher Man, Spanish Harlem), l’intérêt de ce bel objet réside bien sûr par la présence de perles moins connues, comme Never Grow Old et You Grow Closer, son tout premier single paru en 1956. On y retrouve aussi ses collaborations mémorables avec Eurythmics, George Michael, Tom Jones et Dionne Warwick. – L.L.
Aretha (coffret 4 CD), Warner

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Nomadland

Jessica Bruder boucle un saisissant reportage sur la survie des blessés de la crise des subprimes en 2008. Ceux et celles qui affrontent la violence économique, l’humiliation de n’être plus grand-chose et prennent la route dans des vans qui font office de demeures. Le livre a inspiré le film de Chloé Zhao, doublement oscarisé. – S.M.
Jessica Bruder, J’ai Lu, 448 p.

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