Roots & Roses a gagné son pari

Affiche de qualité, site à taille humaine, artistes enchanteurs et public enchanté… L’édition du festival authentique, qui s’est déroulée ce week-end à Lessines, a été une réussite totale. On vous dit pourquoi.

The Courettes, Roots & Roses 2021, copyright Mathieu Golinvaux.

Non, il n’y a pas que le Pukkelpop et sa folie des grandeurs qui a fini par lui être fatale. Habituellement organisé le 1er mai en début de saison et programmé pour des raisons sanitaires ces vendredi 23, samedi 24 et dimanche 25juillet à Lessines, le Roots & Roses a dépassé toutes les attentes.

Voilà un festival musical à taille humaine comme on les adore. Le cadre? Un terrain jouxtant Notre-Dame de la Rose, une scène installée à califourchon sur la Dendre, des bancs fabriqués avec des palettes, des chaises récupérées on ne sait où, des tables conçues à partir de vieux panneaux de signalisation, des boissons fournies par des brasseries artisanales, des jus frais, de la nourriture issue exclusivement du circuit court et des sourires partout…. 

Roots & Roses 2021, copyright Mathieu Golinvaux.

Au Roots, c’est un couple de seniors qui gère les toilettes. Des guides et des scouts vous servent la Moinette en bouteille au bar, il n’y a pas un seul papier par terre, la sécurité est réduite à son strict minimum, le son claque, les horaires sont respectés, et les artistes viennent signer leurs vinyles au stand merchandising avant de se fondre dans le public pour profiter de la fête. Ça parle français, ça parle nederlands, il n’y a pas de ronchons ou de vannes sexistes, ça picole, ça s’amuse et ça écoute avec l’oreille du « connaisseur ». Bref, tout roule.

Roots & Roses 2021, copyright Mathieu Golinvaux.
Si le festival a dû s’adapter aux normes sanitaires actuellement en vigueur (configuration assise, port de masque pour se déplacer, capacité réduite), il n’a en rien perdu son ADN et n’a pas bradé son affiche. Du spaghetti rock avec Romano Nervoso en lever de rideau, un mix percutant de stoner mixé et psychédélisme seventies avec la formation du Brabant wallon Black Mirrors qui a fait forte impression ce dimanche, mais aussi des chants en créole avec Delgres, du garage/punk avec le trio suisse The Jackets emmené par la déjantée Jack Torera, une Remy Bricka du blues avec Ghalai Volt One Woman Band, du blues du terroir avec le duo d’agriculteurs gascon The Inspecto Cluzo (qui vendait son confis d’oie au stand merchandising) et nos chouchous The Courettes qui croisent The Ronettes avec The Sonics.

Et ça continue tout l’été

Face à la surenchère de certains festivals, le Roots ne force pas la dose et mise sur la spécificité et la rareté de sa programmation. Chapeau pour avoir concocté un tel menu dans les circonstances que l’on sait. Et chapeau d’y avoir cru jusqu’au bout.
Summer Nights Fever

Toujours à Lessines et toujours en collaboration avec le Centre culturel René Magritte, on rappelle que des Summer Nights Fever vont être organisées sur le même site jusqu’au 29 août. Rock, pop, metal, chanson, stand-up, il y en aura pour tous les goûts. L’offre ira en crescendo, en suivant l’évolution des jauges autorisées. Avec notamment Hooverphonic (6/8), Typh Barrow (14/8), Guillermo Guiz (18/8), Balthazar  (19/ 8) Wim Mertens (20/08), Axelle Red (21/8), Girls In Hawaii et BRNS (28/08), Suarez (29/08). Ici aussi, les stands de restauration et les bars seront placés sous le signe de l’artisanat local et/ou équitable. N’hésitez pas…
 

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