La grande soirée caritative des Belgofolies avec Plastic Bertrand, Typh Barrow, Henri PFR,…

Plastic Bertrand se produit ce 26 juillet à Spa au cours d’une soirée caritative en soutien aux victimes des intempéries. Delta, Glauque, Typh Barrow, Henri Pfr seront aussi présents.

Plastic Bertrand chantera au profit des sinistrés ce lundi 26 à Spa dans le cadre des Belgofolies.

Grosse soirée caritative ce lundi 26 juillet aux Belgofolies de Spa, en faveur des sinistrés des dramatiques intempéries. Prévus initialement lors des deux premières soirées qui ont été annulées, Plastic Bertrand, Delta, Glauque, Antoine Armedan et CélénaSophia seront de la fête. D’autres artistes ont aussi tenu à être présent : Typh Barrow, Henri PFR, Saule, Sharko, Jacques Stotzem, Ykons, Charles, Ozya, Sacha Toorop, Lemon Straw, Jean-François Maljean, Wendy Nazaré, Zappeur Palace, Krego, Olive… Par ailleurs, une levée de fonds aura lieu avec la collaboration des associations de terrain et tous les bourgmestres de la région. Un compte dédié à cette action vient d’être ouvert : « Inondations conf Verviers : BE27 0689 4224 3273.

Le concert de soutien de ce lundi 26 juillet sera diffusé sur Auvio, sur Tipik TV et en streaming interactif

Plastic is back

Avec « L’expérience humaine », son dixième album paru l’automne dernier, notre Plastic national propose ce qu’il a fait de mieux depuis longtemps. C’est sans aucun doute l’un de ses disques le plus personnel, celui où il choisit de baisser la garde et de mettre dans la lumière des facettes de lui qu’on ne soupçonnait pas. Servi par la production rétrofuturiste de Dan Lacksman (Telex) et réalisé avec Alec Mansion, « L’expérience humaine” nourrira sa prestation caritative de 26 juillet.

Votre dernier album retrace l’expérience d’un non-humain qui vit dans un monde désincarné. Vous parlez de vous? 
Je ne suis pas un extraterrestre, on est bien d’accord. Mais ce concept me permet de parler de moi tout en restant pudique. Musicalement, il y a tout mon panthéon dans ce disque: les Bee Gees, Bowie, la cold wave, les Daft Punk.

Vous y dévoilez une facette plus fragile de personnalité. Une mise au point ?
Le public retient de moi l’image d’”amuseur” mais ce n’est pas ce qui me correspond le mieux. Cette fausse perception s’explique par le fait que je suis un mec très “smiley” dans la vie, comme sur scène ou à la télé. Je souris tout le temps, j’ai envie de donner du bonheur. Pourtant, je suis un mec timide. 

Électro, rock, new beat, variétoche, yé-yé, punk… Vous avez touché à tous les styles. C’est crédible, ça?
Mon plus grand plaisir, c’est de faire de la musique en évitant la redite. Je veux garder cette liberté même si je sais que ce n’est pas très cohérent pour le public et surtout pour les médias. Je change tout le temps de style mais sans suivre la mode. Quand tout le monde faisait du disco en 1976, j’ai fondé le groupe punk Hubble Bubble. Après le succès de Ça plane pour moi en 1977 je suis revenu avec  Bambino et les gens ne pigeaient rien. Pareil avec “L’expérience humaine”, on ne peut pas dire que c’est tendance de sortir un album concept et électronique. Je suis dans l’envie, pas dans le calcul.

Vous éprouvez des regrets artistiques?
Je ne regrette aucun album que j’ai enregistré. Ma plus grosse déception artistique, c’est ce rendez-vous manqué avec David Bowie. Il m’avait invité à chanter un duo pour un show télé à la BBC au début des années 90. Le même soir, je faisais un direct à Liège pour la RTBF. Un hélicoptère de la BBC est venu me chercher sur le toit du Palais des Congrès à Liège. Arrivé à Ostende, on a reçu une interdiction de voler au-dessus de la Manche à cause d’une tempête. Quand l’hélico a fait demi-tour, j’ai su que mon rêve s’était envolé.

Ce nouvel album a fait l’unanimité dans les médias. Ça n’a pas toujours été le cas. Vous savourez?
Quand je sors de chez moi à Bruxelles, les voitures klaxonnent, les gens m’envoient des bisous. Quand j’arrive au Canada, les douaniers me crient “Stop ou encore”, car c’est le titre de ma chanson la plus populaire là-bas. Martin Scorsese a inclus Ça plane pour moi dans le soundtrack du Loup de Wall Street. Et là, je sens qu’il se passe quelque chose sur ce dixième album. Tout ça me touche bien sûr. C’est génial car j’en ai aussi pris plein la gueule. On m’a critiqué, oublié, fait comme si je n’existais plus alors que j’ai toujours vendu des tickets de concert. Mais je ne suis pas revanchard. Je préfère savourer. J’ai eu une chance incroyable. Je garde toujours l’enthousiasme et j’aime ce que je fais.
www.belgofolies.be
 

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