Festival de Cannes : ces films belges en compétition

Cette année encore, le cinéma belge peut espérer briller au Festival de Cannes, avec des films sélectionnés dans de multiples sections.

Leïla Bekhti et Damien Bonnard dans les Intranquilles. - DR

Qui succédera à Bong Joon-ho en remportant la Palme d’or tant convoitée ? Le plus grand festival de cinéma du monde, décalé à cause du Covid-19, rendra son verdict le 17 juillet prochain. Parmi les 24 candidats figure un Belge, Joachim Lafosse. Habitué de la Croisette, le réalisateur intégrera pour la première fois la prestigieuse compétition officielle avec son nouveau film Les Intranquilles. Après les dysfonctionnements familiaux, le divorce ou encore l’éducation, le Bruxellois s’attaque à l’histoire d’une jeune famille sous tension, confrontée à la bipolarité de l’un des siens. Avec Leïla Bekhti, Damien Bonnard et Gabriel Merz Chammah, le petit-fils d’Isabelle Huppert, qui fait ici ses premiers pas au cinéma.

Harcèlement scolaire et drame mexicain

Mais Joachim Lafosse n’est pas le seul à porter les couleurs de la Belgique sur la croisette cette année. Dans la section Un certain regard, qui vise à mettre à l’honneur des œuvres audacieuses et originales de cinéastes encore peu connus, plusieurs films belges convoitent la Caméra d’Or. Laura Wandel et Teodora Ana Miha peuvent ainsi espérer succéder à Nuestras Madres de César Díaz, film belge francophone en espagnol sacré en 2019 ou encore Girl de Lukas Dhont primé en 2018.  

La première, originaire de Bruxelles, explore la problématique du harcèlement scolaire dans Un Monde, tandis que la seconde, belgo-roumaine, raconte l’histoire déchirante d’une mère mexicaine qui perd sa fille kidnappée par un cartel de la drogue dans La Civil.

La vie d’Adèle

Côté Semaine de la critique, la Belgique pourra compter sur Rien à Foutre, premier long-métrage de Julie Lecoustre et Emmanuel Marre, avec Adèle Exarchopoulos dans le rôle de Cassandre, 26 ans, hôtesse de l’air dans une compagnie aérienne low cost. Derrière son sourire forcé, la jeune femme cache un profond mal-être suite à la mort de sa mère dans un accident de voiture.

Deux coproductions belges à la Quinzaine des Réalisateurs

Et dans l’autre section parallèle de la Quinzaine des Réalisateurs, où ont débuté Martin Scorsese, Chloé Zhao ou encore Spike Lee, le président du jury cannois de cette édition, Rachel Lang proposera son deuxième film Mon légionnaire, produit par la société belge Wrong Men avec le soutien du Centre du cinéma de la Fédération Wallonie-Bruxelles, après le succès de Baden Baden. Porté par Louis Garrel et Camille Cottin, il raconte leurs histoires : celle de ces couples qui se construisent en territoire hostile, celle de ces hommes qui se battent pour la France, celle de ces femmes qui luttent pour garder leur amour bien vivant.

On y verra également Clara Sola de Nathalie Álvarez Mesén, coproduit par la société belge Need productions. Ce film plonge dans le quotidien d’une quadragénaire costaricaine qui entreprend de se libérer des conventions religieuses et sociales répressives qui ont dominé sa vie.

Entre fiction et documentaire

Enfin, Simon Gillard est sélectionné dans la section ACID (Association pour le cinéma indépendant et sa diffusion) pour son premier long-métrage Aya, qui capture le quotidien d’une presqu’île ivoirienne vouée à disparaître sous les eaux. Victimes directes du changement climatique, Aya et sa mère sont face à un dilemme : partir en ville dans l’espoir de trouver un travail ou défendre ses racines.

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