Balthazar a inauguré en beauté Werchter Parklife

La formation courtraisienne ouvrait le bal des festivals d’été ce jeudi avec un double concert donné à Werchter devant 2.500 spectateurs assis et ravis. Moustique était dans la place et a bien vibré.

Balthazar a ouvert le bal à Werchter Parklife. Copyright Belga.

Une édition de Rock Werchter, c’est 85.000 spectateurs quotidiens du jeudi au vendredi, quatre scènes et les plus gros blockbusters internationaux que personne d’autre n’est capable de s’offrir en Belgique. Dans l’attente de retrouver une situation « normale » en 2022, avec les Américains Pearl Jam, Metallica, Faith No More et Twenty One Pilots déjà confirmés comme têtes d’affiche, la localité du Brabant flamand accueille pendant tout ce mois de juillet le Werchter Parklife. Jusqu’au 1er août, on pourra y apprécier le gratin des artistes du nord du pays et, seule représentante francophone, notre étoile montante Charles.

Une organisation minutieuse

Werchter Parklife, par bulle de quatre. Copyright Belga.

Werchter Parklife, jour de fête. Copyright Belga

Ce jeudi 1er juillet, c’était Balthazar qui ouvrait le bal. Un concert l’après-midi. Un autre en début de soirée. A chaque fois une jauge de 2.500 personnes – la capacité maximale autorisée- réparties en dans un large demi-cercle en bulle de quatre. Chaque bulle a sa table, quatre chaises et une surface, délimitée au sol par des lignes blanches ou des lattes en bois, de deux mètres cinquante sur deux mètres cinquante. A l’intérieur de ces 625 périmètres rigoureusement tracés, c’est la liberté. Pas de masque, des bières servies dans des vrais verres à bière, des cocktails, des plats variés commandés via un QR Code et amenés illico par une armée de serveuses. On peut boire, manger, danser, s’embrasser, taper dans les mains. Bref, c’est jour de fête. Au-delà de cette bulle, le port du masque redevient obligatoire et on vous invite à se désinfecter les mains plutôt deux fois qu’une. Une organisation minutieuse et des règles respectées à la lettre.

La pop éthérée de Sohnarr

Patricia Vanneste, alias Sohnarr. Copyright Belga
Et la musique dans tout ça ? Ce jeudi, elle était grandiose. En première partie, Sohnarr, nouveau projet de Patricia Vanneste, ex-violoniste de… Balthazar. Entre pop éthérée, soundtracks imaginaires, cordes délicates et voix évoquant Lou Rhodes de Lamb,  elle a littéralement exorcisé les plages les plus contemplatives de son premier album « Coral Dust » paru chez  [PIAS]. Grande classe, gros frisson, profonde émotion.

Balthazar en mode groove

Balthazar en mode pop à Werchter Parklife, copyright Belga.

 Pour Balthazar, c’étaient de vraies retrouvailles. Avec leur public. Avec eux-mêmes, les garçons n’ayant pas encore eu l’occasion de jouer en live leur nouvel album « Sand » paru en février dernier chez [PIAS]. Le début du set est un rodage. Ça flotte un peu, notamment sur Sinking Ship, mais très vite Jinte Deprez et Martin Devoldere, les deux leaders et meilleurs potes, retrouvent leurs sensations et se libèrent. Le Balthazar post-Covid est moins dans la démonstration et plus dans l’émotion. Et sa musicalité n’en est que plus forte.

Classé contre son gré dans la catégorie « rock arty » à ses débuts, le groupe courtraisien révèle désormais sa vraie nature. Tirées de « Sand », Moment, Losers, I Want You, Hourglass ou encore Linger On avec ce gimmick électro imparable sont des chansons pop ensoleillées reçues cinq sur cinq par un public qui n’avait besoin de rien d’autre pour s’enflammer. On ne pouvait rêver de meilleure entrée en matière. En quittant la plaine de Werchter pour laisser les équipes désinfecter le site avant le deuxième concert, nous n’avons vu que des sourires sur des visages comblés. C’est top.

100% énergie verte

Werchter Parklife ambiance, copyright Belga

A noter encore que la série de concerts du Werchter Parklife s’appuie intégralement sur de l’énergie verte, produite localement, grâce à la plateforme énergétique Bolt. C’est le premier festival belge qui fonctionne à 100% avec de l’énergie verte. Après Balthazar et Sohnarr, place à Goose (2 et 15/07), Arsenal (3/07), Lil Kleine et Ronnie Flex & The Fam (4/07), Black Box Revelation et Equal Idiots (4/07 et 1/08), Bazart (8/07), Gabriel Rios (9/07), Bart Peeters & De Ideale Mannen (10/07 et 29/07), Tourist le MC (11/07), Blackwave., Emma Bale et Charles (16/07), Compact Disk Dummies, Ruben Block et De Mens (17/07), Jasper Steverlinck et Portland(18/07), Alex Agnew (22/07), Zwangere Guy (23/07), Whispering Sons et Millionaire (24/07), Snelle & de Lieve Jongens band et Metejoor (25/07), The Color Grey et Selah Sue (30/07) et Niels Destadsbader (31/07).
www.rockwerchter.be

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