« Proche de la fin », Françoise Hardy défend l’euthanasie

Atteinte d'un cancer depuis plusieurs années, la chanteuse de 77 ans alerte sur son état de santé qui se dégrade.

Françoise Hardy en 2016. - BELGA/MAXPPP

Françoise Hardy ne cache plus sa souffrance. Dans un entretien accordé à Femme Actuelle, l’artiste française s’est confiée sur son quotidien bouleversé par la maladie. Selon ses mots, les radios et immunothérapies qu’elle suit pour traiter son cancer du système lymphatique « ont eu des effets secondaires cauchemardesques ». Ils « me pourrissent la vie depuis deux ans et m’affaiblissent de plus en plus à cause de l’absence de salive, du manque d’irrigation de toute la zone ORL, d’un assèchement généralisé et des hémorragies nasales, des détresses respiratoires et autres problèmes qui s’ensuivent », énumère celle qui a été diagnostiquée d’un lymphome en 2004, puis d’un cancer du pharynx en 2015.

À savoir comment elle se sent, la chanteuse mythique de 77 ans déclare se sentir « proche de la fin ». « Je ne peux pas avaler grand-chose et la préparation d’une alimentation, toujours la même, que je puisse avaler, me prend plus de cinq heures par jour. » L’interprète du «  Temps de l’amour » est également devenue sourde d’une oreille, ce qui l’empêche depuis de chanter. « Je n’ai plus rien qui fonctionne normalement depuis ces thérapies et mes nuits sont pires que mes jours. Il y a toujours pire que ce dont on souffre soi-même, mais ce n’est pas une consolation. »

« Mourir paisiblement »

Si elle détaille aujourd’hui ses maux, c’est parce qu’elle est favorable à l’euthanasie, illégale en France. « Mes souffrances physiques ont déjà été si terribles que j’ai peur que la mort m’oblige à passer par encore plus de souffrance physique », confie-t-elle, désespérée, à Femme Actuelle. « De plus, la morphine étant asséchante, on ne pourra me l’administrer qu’en doses massives pour que je décède, et pas en doses plus légères pour que je souffre moins. J’ai peur aussi de l’immense chagrin de la forme de séparation avec les êtres qu’on aime le plus au monde qu’est la mort. »

À ce propos, son fils, Thomas Dutronc, « est très respectueux et compréhensif sur ce plan », affirme-t-elle, tandis que son ex-mari Jacques Dutronc ne souhaite pas qu’elle « souffre de façon inhumaine à cause des séquelles de traitements trop lourds et de l’âge ».

Son rêve « impossible » ? « Mourir paisiblement », mais l’icône sait pertinemment qu’étant donné sa « petite notoriété », « personne ne voudra courir le risque d’être radié de l’ordre des médecins ».

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