Les sorties cinéma du jour : Petite Fille, Freaky et The Misfits

Freaky, Petite Fille et Misfits

Petite fille

Cinéaste de l’exploration des genres, Sébastien Lifshitz (Invisibles, Adolescentes ou Bambi sur les premières transgenres françaises) bouleverse avec Petite fille, portrait au long cours d’une enfant de huit ans transgenre. Avec une acuité émotionnelle rare, le film suit le parcours émotionnel de la mère de Sasha, de l’hôpital Robert Debré à Paris à son école, pour faire admettre le genre de sa fille née garçon, et permet à Lifshitz de continuer à filmer ces corps “résistant” aux normes de genre. “J’essaie d’être avec les gens que je filme et de comprendre leur vie en étant au plus proche. Pour moi le cinéma c’est l’art d’aimer”, nous confiait le réalisateur au dernier festival de Gand. Ne manquez pas ce film sur grand écran, d’abord diffusé sur Arte. – Juliette Goudot

DOCUMENTAIRE
Petite fille
Réalisé par Sébastien Lifshitz. Avec Sasha et Karine – 85’.

Freaky

L’échange de corps (ou d’âme, c’est selon) est un ressort fréquent de comédie. Une femme se retrouve dans le corps de son époux, un père dans celui de son fils: la formule peut se décliner à l’infini mais aboutit rarement à de grandes réussites. Christopher Landon, fils du Michael Landon de La petite maison dans la prairie, tire pourtant son épingle du jeu en échangeant les corps d’un serial killer et de sa victime potentielle. Cette nouvelle équation lui permet de jouer sur deux tableaux: un film d’horreur peuplé de teenagers qui n’est pas sans rappeler Scream et une comédie dans laquelle Vince Vaughn est surprenant dans le rôle d’une ado un peu nunuche mais que la mésaventure va endurcir. Avec une scène finale qui nous apprend qu’ “avoir des couilles, ça craint”, Freaky sort la tête haute de tous les pièges qui lui étaient tendus. – Eric Russon

COMÉDIE
Freaky
Réalisé par Christopher Landon. Avec Vince Vaughn, Kathryn Newton, Celeste O’Connor – 95’.

The Misfits

Richard Pace, un voleur de classe internationale, parvient à prendre la poudre d’escampette de sa prison ultra-sécurisée. Mais il va être vite accaparé par les Misfits, un groupe aux allures de Robin des Bois modernes, qui veulent l’entraîner dans le casse du siècle. À 68 ans et près de deux décennies après son dernier James Bond, Pierce Brosnan n’a rien perdu de son charme, malgré des choix cinématographiques pas toujours très inspirés. C’est le cas avec ces Misfits – rien à voir avec le film au titre éponyme (Les désaxés) de John Huston avec Marilyn Monroe – au déroulement brouillon et aux touches d’humour assez pataudes. Qu’il semble bien loin pour Renny Harlin le temps de 58 minutes pour vivre et Cliffhanger, malgré quelques scènes d’action réussies. – Olivier Clinckart

ACTION
The Misfits
Réalisé par Renny Harlin. Avec Pierce Brosnan, Jamie Chung – 94’.

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