Cinéma : Cruella, chic mais punk

Un nouveau regard - fashion rock - sur la grande et flamboyante méchante des 101 dalmatiens.  

Cruella

Plongée ludique dans la psyché d’une des ­grandes méchantes du répertoire Disney, ­Cruella débute avec l’enfance cabossée d’Estella/Cruella, gamine des rues de Londres qui vit de petits larcins avec ses potes Horace et Jasper (moins bêtas que dans le dessin animé) après avoir été témoin de la mort de sa mère. Réalisé par Craig Gillespie (après le virevoltant Moi, Tonya), Cruella se poursuit en film de revanche au féminin, lorsque la jeune fille découvre la vraie nature de son lien avec sa patronne, la terrible Baronne de la mode (Emma Thompson). Égrenant tout le répertoire rock seventies (les Stones, Blondie, Tina ­Turner…), l’histoire met en scène un combat stylistique.

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Cruella

La rivalité entre la Baronne et ­Cruella (47 tenues au total) s’exprime par la mode, explique la costumière doublement oscarisée Jenny Beavan. Pour la Baronne, je me suis inspirée de Balenciaga et des magazines Vogue des années 60. Pour Cruella, j’ai cherché un mélange punk entre Vivienne ­Westwood et Nina Hagen, avec une pointe de Galliano.” Le résultat? Un festival de happenings punk chic où vous découvrirez l’origine de la folie de Cruella, et sa haine légendaire pour les dalmatiens.

Cruella

Cruella ***
Réalisé par Craig Gillespie. Avec Emma Stone, Emma Thompson, Joel Fry – 135’.

Cruella

 

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