Trois livres attendus pour la rentrée de septembre


Amélie Nothomb, Patrick Modiano et Mona Chollet – c’est le premier tiercé gagnant de la rentrée littéraire.  
 

Amélie Nothomb de retour chez les libraires le 19 août.

C’est toujours un peu démoralisant, mais les maisons d’éditions ont commencé à envoyer aux librairies et à la presse les livres qui – comme chaque année – créeront le plus bel embouteillage qui soit – celui de la rentrée littéraire. Les envois ont démarré fin mai et se poursuivre pendant tout le mois de juin, inondant les rédactions de livres et même d’épreuves non corrigés lorsque ceux-ci ne sont pas encore imprimés. C’est une tradition du calendrier culturel, permettant aux journalistes et aux libraires de lire pendant les vacances afin d’être le plus à jour pour le lancement des festivités de ce folklore médiatique qui n’existe que chez nous et qui lance la saison des prix…   

Amélie Nothomb

Sans surprise, et réglée comme un coucou belge, Amélie Nothomb ouvre la caravane avec un roman qui, comme chaque année, tombe le 19  août. Toujours publié chez Albin Michel (quel éditeur aurait envie de tourner le dos à cette machine à ventes?), Premier sang marque une étape dans l’itinéraire de notre gentil freak puisqu’il de son trentième roman.  Autre habitude, le pitch des livres d’Amélie Nothomb se résume à une seule et unique phrase – et donc, voici le résumé de Premier sang livré par sa maison d’édition: « Il ne faut pas sous-estimer la rage de survivre. » Débrouillez-vous avec ça –  sachant qu’avec ou sans quatrième de couverture, le livre se vendra comme de pains au chocolat.  Autre coutume de la rentrée: on ne lit pas le nouveau Amélie Nothomb, on l’achète.

Dans la même position confortable qu’Albin Michel sur le dossier Nothomb, Gallimard avance tranquille avec, à l’horizon, la publication d’un nouveau roman de Patrick Modiano. Très attendu, Chevreuse paraît le 7 octobre – peu après l’heure de pointe de la rentrée littéraire – et reste encore un mystère, même si on sait qu’il a été écrit en confinement dans la vallée de Chevreuse (dans les départements de l’Essonne et des Yvelines) où le prix Nobel de littérature a vécu le lockdown.  

Quant à Mona Chollet, heureuse autrice d’un best-seller féministe inattendu mais salutaire – Sorcières (parti à 300.000 exemplaires, le livre qui continue à très bien se vendre), elle est de retour le 16 septembre. Son nouveau texte – Réinventer l’amour – ausculte le couple aujourd’hui, à l’heure de la déconstruction des leviers de domination du patriarcat et des stéréotypes de genre. Un essai très attendu qui s’inscrit dans la vague post-MeToo et va sans doute faire l’événement.    
    
 

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