Tac au tac: Bérangère McNeese

Actrice et réalisatrice belgo-américaine, elle est un peu partout et dernièrement dans la série à succès HPI.

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HPI, la série dans laquelle vous jouez, est axée autour d’un personnage à haut potentiel intellectuel. Et vous? Vous êtes HP?
En tout cas, je n’ai jamais été diagnostiquée, et d’ailleurs je crois que je vis mieux sans diagnostic de quoi que ce soit. Mais vous n’allez pas me faire passer un test de QI?

Non…
C’était ma chance de passer pour quelqu’un de brillant…

Vous avez été sur la short list des Oscars et des César avec le court-métrage que vous avez réalisé – Matriochkas – pour lequel vous avez décroché un magritte. Vous êtes prête à réaliser votre premier film. De quoi ça parle?
Ça parle de femmes en colère. Ça parle d’une communauté de femmes qui vivent en marge de la société et on va suivre une jeune fille qui les rejoint.

Un film initiatique… Où est l’origine de votre colère?
J’ai commencé une psychanalyse il y a deux mois… Quand j’ai trouvé l’origine de ma colère, je vous appelle…

Vous avez réalisé deux épisodes de la série belge Baraki. De quel milieu social venez-vous?
Je dirais middle class assez rock and roll. Ma mère est psy, et mon père est musicien – il est Américain, il est arrivé en Belgique il y a 35 ans.

Que connaissez-vous du Kentucky?
J’y ai passé tous mes étés depuis que je suis née. C’est un endroit merveilleux où les gens sont d’une grande générosité. Après, il y a tout le contraste de ce qu’on sait d’un État qui est assez républicain, un État où, je crois, il y a le plus d’armes par habitant.

Pourquoi n’attaquez-vous pas le marché américain?
C’est une question que je me suis posée plus jeune, mais comme je suis partie en France où j’ai tout construit… Je n’ai plus envie d’aller là-bas et d’être serveuse.

Quelle est la ville américaine où vous vous sentez chez vous?
New York! Je connais pas mal… 

Le milieu du cinéma belge est-il plus sexiste, moins sexiste, aussi sexiste que le milieu français?
Pour ne pas répondre à votre question, je trouve que c’est un milieu en pleine transformation. Je vois vraiment des changements de comportements, et je trouve ça assez remarquable, tant en Belgique qu’en France. Je n’ai pas subi de sexisme en tant que réalisatrice, plus en tant que comédienne… L’idée c’est que, quand on est comédienne, on a demandé à être vue et donc le sexisme c’est un peu mérité.

Vous avez fait des études de journalisme, mais vous avez vite compris que le journalisme, c’était mort?
(Rire.) Non, je trouvais ça intéressant, mais j’avais vraiment envie de faire du cinéma… J’ai fait un stage à Rue 89, j’ai fait un stage à la rédaction du JT de RTL-TVI où mon fait de gloire était le micro-trottoir. Je suis l’auteure d’excellents micro-trottoirs dans le bois de la Cambre où je demande aux gens ce qu’ils pensent du beau temps…

Avec cette formation média, comment jugez-vous les journalistes qui vous interviewent?
La seule chose qui me fait vraiment peur dans les interviews, c’est la retranscription parce que c’est compliqué de bien se faire comprendre.

Vous voulez relire la retranscription de cette interview?
Non, pas du tout. Je vous fais confiance. Une confiance aveugle…
 

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