Du nouveau livre de Dominique Costermans au nouveau film de Brandon Cronenberg, les bonnes raisons de se détendre ce week-end

Bullez seul ou en famille dans le canapé en découvrant les nouveautés culture épinglées par la rédaction.

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Livre

Les petits plats dans les grands

Jim est venu cuisiner un poulet M’quallih aux citrons amers. Cuisiner avec Jim était comme faire l’amour: une fête des sens. Mais cette fois, entre coriandre et fleur d’oranger, c’est la rupture. Les yeux de -Laurence brillent devant le minestrone de son enfance qu’elle saupoudre de croûtons et parmesan. La bolognaise de Bon-Papa contient un ingrédient secret gardé dans un petit bocal ramené du Congo, le pili-pili. Dominique Costermans enfile les souvenirs de mets confectionnés avec tendresse comme autant de recettes du bonheur. Chaque nouvelle est comme une friandise qui met les papilles en éveil. L’auteure rend hommage au passage à trois cuisinières-écrivaines, Claire Lejeune, Marie Delcourt et Marguerite Duras qui, de la cuisine, disait: ”C’est l’endroit le plus antinomique de celui de l’écrit et pourtant on est dans la même inventivité… On est auteur”. Dominique Costermans Weyrich, 135 p.

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Musique

Royal Blood

Le duo basse/batterie anglais originaire de Brighton élargit les horizons sur ce troisième album. À fortes tendances rock seventies à ses débuts, la formule binaire de Mike Kerr et de Ben Thatcher s’enrichit ici de boucles électro et de textures synthétiques. À côté de titres qui les rapprochent de Daft Punk ou de Justice (Oblivion, Trouble’s Coming), Royal Blood offre encore des morceaux à l’énergie brute (Who Needs Friends) permettant aux fans de la première heure de retrouver leur zone de confort. L’omniprésent Josh Homme (Queens Of The Stone Age) assure le job comme réalisateur.  Typhoons, Warner

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Dvd

Possessor

Les chiens ne font pas des chats. Et on ne verra vraisemblablement jamais le nom d’un Cronenberg associé à une comédie romantique victorienne. Brandon, fils de David Cronenberg (La mouche, Crash, Deadzone), pratique un cinéma qui charrie quelques-unes des thématiques chères à son daron: violence, sexe et supériorité de la machine sur l’homme. Dans son deuxième long métrage, Possessor, une technologie neurologique de pointe permet de prendre le contrôle de n’importe quel individu pour le pousser à commettre des meurtres. Travaillant pour le compte d’une agence de tueurs à gages “à distance”, Tasya (Andrea Riseborough) accomplit des missions assassines en immersion. Jeune mère divorcée, elle vit ces allers-retours entre deux réalités avec de plus en plus de difficulté. Un grain de sable s’est glissé dans la machine qui va la conduire aux confins de l’horreur.  Grand Prix du jury au Festival de Gérardmer 2021, Possessor pousse les curseurs de la violence assez loin, ce qui lui a valu d’être censuré aux États-Unis. Dans la version “uncut” qui sort en DVD, ce n’est pourtant pas forcément l’hémoglobine qui nous secoue mais l’esthétique froide dans laquelle s’inscrit une réflexion dérangeante sur les limites de la volonté humaine. Glaçant!  Réalisé par Brandon Cronenberg. Avec Andrea Riseborough 
 

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