De l’album remasterisé de Pierre Rapsat au jeu The Binding Of Isaac: Repentance, les bonnes raisons de se détendre ce week-end

Bullez seul ou en famille dans le canapé en découvrant les nouveautés culture épinglées par la rédaction.

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@D.R.Musique

Pierre Rapsat

Dernier album de l’ami Pierrot paru le 9 mars 2001, un an avant sa disparition, “Dazibao” mérite plus que jamais d’être remis dans la lumière. Remastérisées à Abbey Road, ce qui n’aurait pas été pour déplaire à ce grand fan des Beatles, les onze chansons originales gagnent en intemporalité. Qu’elles nous parlent d’amour (Jardin secret, l’ode à son épouse de l’ombre), d’humanité (Ensemble), de bienveillance (Les rêves sont en nous, son Foule sentimentale à lui) ou des dérives des médias (Sitcom), elles sonnent toujours aussi juste. Un copieux disque bonus ajoute des chansons inachevées, des titres live inédits, un hommage que lui avait rendu Maurane aux Francofolies de Spa, deux duos avec Lio et un symbole de transmission avec le magnifique Pour le plaisir interprété avec âme par la jeune Céléna de CélénaSophia. Il aurait été fier. – L.L.

Dazibao 20 ans Team 4 Action

@D.R.
BD

Le tambour de la Moskova

En cette période riche en commémorations napoléoniennes, c’est par brouettes que sortent les bios, essais ou autres romans sur le pas si petit empereur que ça (1,68 m selon les historiens actuels). Si la quête de précision historique vous motive, ne prenez pas la peine de lire le dernier exercice de Simon Spruyt. L’auteur flamand ne prend en effet de l’histoire que ce qui lui permettra de sonder l’âme de ses protagonistes. Qu’ils soient frères prussiens obsédés par une mitrailleuse (Junker), ou vrai faux peintre à la Rubens (Bouvaert), les personnages de Spruyt, qui se débattent dans un espace-temps précis et historique sont l’unique intérêt du génial auteur, dont le but est de raconter la folie des hommes. Ce jeune tambour embrigadé dans la désastreuse campagne de Russie en est la parfaite illustration. – S.T.

Simon Spruyt, Le Lombard, 120 p.

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Jeu

The Binding Of Isaac: Repentance

Si vous l’ignoriez, The Binding Of Isaac est loin d’être un nouveau jeu. Depuis pratiquement dix ans, ce cauchemar éveillé hante nos esprits et compresse nos coeurs de joueurs. Isaac est ce bébé qui tente de survivre dans les bas-fonds de sa maison, poursuivi par des monstres alors que sa mère compte en faire offrande à Dieu. Ainsi Isaac passe de salle en salle, de monstre en monstre en propulsant tout type de déjections pour se frayer un passage vers le salut. Dans ce qu’on peut considérer comme l’archétype du rogue-like, la mort n’est pas plus grave que la réussite car le jeu propose de se jouer à l’infini, jusqu’à en déjouer tous les secrets, débloquer tous les personnages et débusquer tous les atouts. Cette extension Repentance offre dès lors à la communauté une bouffée de souffrance supplémentaire et des centaines d’heures de jeu à entrevoir encore. Par essence difficile, par extension injouable pour les novices, on ne pourrait que conseiller à ceux qui appréhenderaient aujourd’hui ce titre de le faire par sa base. The Binding Of Isaac, un titre magistral. Repentance, sa digne conclusion. – G.C.

PC (PS5 Switch cet été) Nicalis
 

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