Du nouvel album de Paul McCartney au Silence de Don DeLillo, les bonnes raisons de se détendre ce week-end

Bullez seul ou en famille dans le canapé en découvrant les nouveautés culture épinglées par la rédaction.

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@D.R.

Musique  

Paul McCartney

Quatre mois après la sortie surprise de son album solo “III”, Paul McCartney en ajoute une version remixée avec “une petite aide de ses amis”. Si on se doute que personne ne refusera une collaboration avec sir Paul, on ne peut que rester pantois devant la richesse intergénérationnelle de ce casting éclaté. En y apportant leur griffe sonore, Beck (Find My Way), St. Vincent (un Women And Wives qui lui va comme un gant de velours), Damon Albarn (Long Tailed Winter Bird en mode trip-hop), Josh Home (Lavatory Lill), Ed O’Brien de Radiohead (Slidin’) ou encore Anderson. Paak (When Winter Comes) se font plaisir et nous font plaisir. La volonté de sir Paul était de donner carte blanche à ses invités avec, au final, un album à part entière qui ressemble très peu à l’original que McCartney avait enfanté seul en plein confinement. À 78 ans, il a toujours de belles histoires à nous conter. – L.L.
III Imagined, Universal

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Jeu

Narita Boy

Aspiré par son jeu vidéo, Narita Boy est parachuté dans un monde étrange qu’il est censé sauver. Inspiré par le légendaire Tron, l’aventure se joue dans un esprit bordé de nostalgie visuelle eighties et de musique ultra-dynamique. Narita Boy est superbe et son univers hallucinant mais, parfois simpliste, peine à s’imposer comme réelle bonne surprise rétro-palpitante. – G.C.
PC PS4 XONE, Switch Studio Koba

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Livre

Le silence

Février 2022. Un soir de Super Bowl, finale du championnat américain de football, tous les écrans virent au noir et les lumières des villes disparaissent. Dans un appartement de Manhattan, Max, Diane et Martin s’apprêtent à regarder le match, ils attendent un couple d’amis de retour de Paris. Bousculés à l’atterrissage forcé de leur avion, Jim et Tessa finissent par débarquer, décrivant la subite léthargie de la cité – “Pas de lampadaires, pas d’éclairage dans les magasins, ni dans les tours, les gratte-ciel, les fenêtres, nulle part”. Le noir complet. Ces cinq personnages confrontent leur ressenti face à cette immense panne panique que certains perçoivent comme le premier signe de l’effondrement du système et d’autres comme le début de la troisième guerre mondiale. Dans un bref récit au dispositif très théâtral, Don DeLillo tente une description du monde d’après la pandémie et ne voit rien de bon arriver…  Le silence est une réflexion sur notre soumission à la grande matrice globalisante d’Internet et une illustration personnelle de la théorie de la collapsologie. Sombre et paranoïaque. Rien d’étonnant de la part de Don DeLillo dont l’oeuvre est traversée par ces thématiques crépusculaires. 
Don DeLillo, Actes Sud, 108 p.

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