Lo, le mot et le reste

Entre électro et rock, le Bruxellois Loïc Bailly impose sa plume sensible sur “Parades”. Coup de cœur.

Lo

Une grande sœur qui lui a fait découvrir MC Solaar, une passion pour le romantisme désespéré de Jim Morrison, des leçons de piano, des études de com, du théâtre, un premier groupe de rock et puis le grand saut… Fort de cet apprentissage éclaté, le Bruxellois Loïc Bailly publie à vingt-huit ans son premier EP solo sous le pseudo LO. Et c’est une claque.

Sur le ton de la confidence fragile, les débats s’ouvrent par C’est pas du spleen, une confession courte et prenante, “à écouter un  soir d’orage”, conseille-t-il. “C’est un clin d’œil par rapport à la suite du EP. J’annonce qu’il ne va pas y avoir que des choses joyeuses.” On enchaîne ensuite en mode frontal avec le poignant Mort-né, ode à l’acceptation de soi. “La pire phobie c’est pas que j’me trompe. Mais que les gens le voient”, avoue-t-il dans un couplet. LO brouille ensuite les pistes avec NPQEC, le fictionnel Delphine, Amsterdam (non, pas celui de Brel) et la ballade crépusculaire Parade nuptiale. “Pour cette première “pierre”, je voulais montrer que mon écriture n’était pas seulement de l’ordre de l’intimiste. J’ai envie de raconter des histoires.”

Entre spoken word, électro et hip-hop, on pense inévitablement à Fauve ou à Glauque. Mais “Parades” se distingue aussi par la fragilité de son auteur et l’utilisation d’instruments organiques. “Le producteur namurois Olvo, qui vient de l’électro m’a été précieux, mais j’ai aussi ajouté du saxophone, de la batterie, des guitares. Je compose au piano, j’ai une culture rock. J’avais à cœur de ne pas faire un disque 100 % assisté par ordinateur.

 

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