Eddy de Pretto rend hommage aux bâtards

Le rappeur de Créteil se fait chanteur sur un deuxième album à l’écriture frontale. Un retour magistral.

Eddy de Pretto, copyright Marie Schulle

Deux ans après « Cure », Eddy de Pretto est de retour ce vendredi 26 mars dans les bacs et sur les plateformes avec son deuxième album. Ce nouveau disque, l’un des plus attendus sur le marché francophone, s’intitule « À tous les bâtards ». Et c’est une métamorphose.

A tous les freaks
 

« En offrant le titre de mon disque “à tous les bâtards”, je leur montre mon affection », explique Eddy de Pretto dans une interview à lire dans notre prochaine édition de Moustique qui sort ce mercredi 31 mars.  « Je me donne le droit de me réapproprier ce terme, de lui donner une valeur plus noble. Plusieurs chansons s’adressent à celles et ceux qu’on montre du doigt. C’est un message positif que je lance à tous les freaks, un cri de ralliement. »

Sur ce nouvel album, Eddy de  Pretto se livre toujours à l’introspection tout en balançant de manière frontale son ressenti sur le monde extérieur. Mais la forme a évolué. Eddy ne rappe plus. Il chante désormais d’une voix parfaitement maîtrisée, fruit d’un long apprentissage qu’il n’avait pas exploité auparavant. Aux sons d’ordinateur, s’ajoutent des notes solaires jouées par des êtres humains. On entend des cordes, du piano, des accents de soul américaine, des influences modernes à la James Blake ou à la Frank Ocean et ça fait une grosse différence.

Album thérapeutique

Entre un hommage à “ceux qui sont montrés du doigt(Freaks), un regard plein d’empathie pour les victimes de harcèlement (Val de larmes), Eddy parle surtout de lui. D’hier, quand il n’était personne (Bateaux-Mouches, Créteil soleil) et d’aujourd’hui où il est devenu quelqu’un (Qqn). “Je crois que mes albums seront toujours des thérapies. Pendant l’écriture, c’est une horreur, mais après coup, ça me fait du bien de les entendre », précise-t-il encore.

Eddy de Pretto, A tous les Bâtards, Romance Moustique. Interview dans le Moustique du 31 mars.

 

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