Les 10 meilleures séries de 2020

La tentation de s'installer devant la télévision n'a jamais été aussi grande qu'en ces temps de pandémie et de morosité. Heureusement, l'année 2020 nous a offert d'excellentes séries. Tour d'horizon de celles qui nous ont conquis.

Daisy Edgar-Jones et Paul Mescal dans Normal People.

I May Destroy You

Certainement la série la plus percutante de l’année, tant elle ne recule devant rien. Captivante par sa singularité et sa franchise, la série de Michaela Coel raconte l’histoire d’Arabella – son alter-ego -, en pleine déconstruction et reconstruction suite à un viol. Du trauma à la résilience, I May Destroy You nous embarque dans ce cheminement intense, tout en livrant une analyse critique de notre époque.  

Unorthodox

Unorthodox est l’histoire d’une émancipation, d’une renaissance. Celle d’Etsy, une jeune femme juive ultra-orthodoxe qui se réfugie à Berlin pour fuir un mariage arrangé à Brooklyn. Inspirée d’un récit autobiographique de l’Américaine Deborah Feldman, cette minisérie de quatre épisodes évite le piège de la caricature pour dresser le portrait d’une femme en quête de liberté, incarnée par l’époustouflante Shira Haas.

The Plot Against America

Que se serait-il passé si Franklin Roosevelt avait perdu l’élection présidentielle face à l’aviateur Charles Lindbergh, connu pour ses sympathies nazies et son antisémitisme? En adaptant l’uchronie de Philip Roth, David Simon montre, quelques mois avant la défaite de Donald Trump, une Amérique qui bascule progressivement – mais rapidement – dans l’autoritarisme et le fascime.

The Queen’s Gambit

Les ventes de jeux d’échecs ont explosé grâce à elle. Elle, c’est Beth Harmon, jeune orpheline qui ambitionne de devenir la plus grande joueuse d’échecs du monde. Pas la peine de connaître les règles de ce sport cérébral pour apprécier cette série. Le regard hypnotisant d’Anya Taylor-Joy et la photographie léchée de l’Amérique des années 1960 suffiront amplement.

Normal People

C’est une histoire presque banale, celle d’un amour entre deux adolescents, le populaire du lycée et la solitaire, que l’on suit à travers le temps, les séparations et les retrouvailles. Mais Normal People est bien plus que ça. À la fois sobre et puissante, l’adaptation du roman éponyme de Sally Rooney brille par sa simplicité et son réalisme ainsi que par l’alchimie à couper le souffle entre ses deux acteurs principaux, Daisy Edgar-Jones et Paul Mescal.  

I Know This Much Is True

Pas simple de rester devant son écran tant ce drame familial créé par Derek Cianfrance (The Place Beyond The Pines) est par moments insoutenable. Mais, en même temps, il est difficile de détourner le regard de Mark Ruffalo, magistral dans ce double-rôle tragique, interprétant des jumeaux que tout oppose.

Hollywood

Ryan Murphy n’a pas chômé cette année. Entre Ratched, The Prom et la saison 2 de The Politician, le créateur de Glee a envahi Netflix. Mais s’il ne fallait retenir qu’une seule de ses productions, ce serait, sans conteste, Hollywood. Haute en couleurs et inventive, la série ravive le souvenir de l’âge d’or hollywoodien, tout en militant pour une industrie plus inclusive.  

Mrs America

Raconter l’émergence du mouvement féministe dans les années 1970 aux États-Unis, du point de vue d’une antiféministe. C’est le pitch de Mrs America. Avec un casting cinq étoiles, porté par Cate Blanchett, la série suit l’icône conservatrice Phyllis Schlafly dans sa lutte contre la libération des femmes, tout en soulignant son hypocrisie.

Tales from the Loop

Contemplative, cette pépite de science-fiction est inspirée des tableaux numériques d’un artiste suédois, dont les paysages entremêlent l’ordinaire et l’extraordinaire. Une marque de fabrique que l’on retrouve dans cette série atypique centrée sur « The Loop », une machine qui provoque des événements étranges. Ceux-ci toucheront des personnages différents à chaque épisode, mettant leur humanité à l’épreuve.

No Man’s Land

Seule série française de cette liste, No Man’s Land nous entraîne au sein des forces kurdes en lutte contre les djihadistes de l’État islamique, avec Antoine (Félix Moati) parti à la recherche de sa sœur Anna (Mélanie Thierry), disparue quelques années plus tôt dans un attentat au Caire. Un regard singulier et intime sur les événements tragiques aux répercussions mondiales que connait la Syrie.

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