Les Nuits Botanique font de la résistance

Reportées en mai, réduites à 40 groupes et artistes au lieu de 140 initialement prévus, l'édition 2020 des Nuits Botanique a finalement été lancée officiellement sous un ciel clément jeudi. Enfin une victoire pour la culture.

Belga

Le ciel était clément jeudi pour accueillir les premiers festivaliers de 2020. C’est une tradition, tous les ans, les Nuits Bota ouvrent la saison. On sait ce qui est advenu de l’été, mais les Nuits ont tenu bon et sont lancées : « Un soulagement qu’après tout ça on puisse quand même le faire », nous dit Pascale Bertolini, responsable du service presse du centre culturel.

La soirée d’ouverture fut un succès : deux sold out pour Nicolas Michaux à l’Orangerie et Mayra Andrade, Naaz et Esinam sur la scène du parc en plein air. La fête a eu lieu, même assis, même à distance. Les Nuits vont poursuivre ces deux prochaines semaines avec une affiche quasi essentiellement belge par la force des choses, mais aussi « parce que c’est notre boulot de soutenir la scène musicale de la Fédération Wallonie-Bruxelles ». Dont acte, et que sonne la musique !

Nuits Bota 2020, mode d’emploi

Deux scènes : l’Orangerie en mode places assises et distancées réduite à 200 places (pour 600 debout d’habitude) et la Scène du Parc en plein air (qui remplace le Chapiteau) qui peut accueillir jusqu’à 800 personnes. Outre l’encadrement, le gel mis à disposition et les demandes de garder son masque, « on a complètement séparé les circuits Orangerie et Parc pour éviter le mélange des flux, dit Pascale Bertolini. Les deux espaces ne communiquent pas ».

Côté bars, celui de l’Orangerie est comme d’habitude géré par le Café Bota tandis que pour la scène en plein air, le public est amené à s’abreuver au bar du Witloof géré par l’équipe du Bota : « Il y a deux espaces, un où les gens peuvent se poser et l’autre où ils commandent, mais tout se fait assis ». Moins de monde signifie aussi moins de files… Il faut aussi voir le positif de la situation !

Et en cas de pluie ? Ce sera comme à l’ancienne. Alors que les uns seront au chaud à l’Orangerie, on distribuera au public du Parc des ponchos en plastique pour faire face aux éléments. Comme un retour aux racines roots des festivals d’antan, quand l’envie de musique live était plus forte que le confort façon soirée Netflix.

A l’affiche

Les Nuits Bota vivent, la musique, petit à petit, reprend le chemin du live. Durant ces deux prochaines semaines, les artistes belges retrouveront scène et public. A l’affiche, citons Robbing Millions (pop-rock, 2 octobre), The K (rock), Nicola Testa pour un projet très spécial en « one to one » à la Rotonde (vous l’aurez compris, une personne dans le public, c’est complet…), la Française Suzane (chanson française-electro, 5 octobre), Jawhar (folk-rock, 5 octobre), Glauque (electro-pop, 6 octobre), Glass Museum (electro-jazz, 7 octobre), Haring (electro, 9 octobre), Badi (hip-hop, electro, 11 octobre) et bien d’autres.

Infos et réservations: www.botanique.be

Plus d'actualité