Quand Christophe répondait du Tac au tac

En octobre 2017, le chanteur s’est plié au jeu du Tac au tac de Sébastien Ministru, levant un coin de voile sur son personnage et guidé par son extrême gentillesse.

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Vous serez bientôt à Bruxelles, à l’Ancienne Belgique. A quoi pensez-vous quand vous êtes sur scène?

J’ai besoin que le son soit plus que parfait, ce qui est souvent loin d’être le cas. Si on a le son, on a plein de nuances à faire passer. Si on a un son de gueux, on est brimés et je passe à côté de quelque chose de magique.

Dans le fond, vous êtes plus technicien que chanteur…

Oui, chanteur, c’est un truc vraiment… Je ne suis pas chanteur, je suis ingénieur du son, je suis dans la technologie.

Avez-vous fait votre éducation dans Playboy?

Non, c’est pas un magazine que je lisais. Quand j’étais jeune, je lisais Paris Hollywood, un journal avec des femmes nues qu’on regardait quand on avait 12, 13 ans.

L’esthétique pin-up, ça vous a marqué?

Disons que les femmes m’ont toujours inspiré… J’ai toujours adoré les parfums de femme.  Mais les pin-up, ça me connaît. J’ai une très belle collection de pin-up en tôle, j’en ai une quarantaine. Vous savez, quand j’étais au lycée, pendant les cours, je passais ma vie à dessiner des voitures et des femmes avec des formes – des fesses, des seins, des trucs jolis, quoi.

Votre vrai nom – Bevilacqua – signifie “Bois l’eau” en italien…  

Je suis plutôt un buveur de thé japonais, mais j’adore l’eau, surtout après une cuite.

Ça vous arrive souvent?

Non, je ne prends pas souvent de cuites, mais j’aime bien les fêtes… Et si la fête donne l’occasion de boire de bons cocktails, des bons mojitos, j’aime bien boire.

Votre moustache 70 est comme votre musique – pionnière…

Elle m’est venue comme ça. Un jour, j’ai pris une photo de moi dans une Lamborghini Miura, j’étais très blond à l’époque et je me suis amusé à me dessiner une moustache…  Et comme j’avais envie de changer – autour de 1970 – je me suis laissé pousser la moustache. Je crois que j’aurais beaucoup de mal à la raser…

Ça vous donne un air aristo à la Burt Lancaster dans Le guépard.  

Je sais pas, c’est l’image que vous vous faites de moi. Mais c’est vrai que j’aime bien les belles étoffes, les belles chemises en popeline blanche…

Qu’est-ce qui vous fait rire?

Les gens qui racontent bien les blagues. Mais quand je ris, j’ai envie de me rouler sur la moquette, parce que je n’aime pas quand on me voit rire, j’ai l’impression d’être ridicule…

Pourquoi?

Je sais pas, c’est comme ça. Je vous donne mon ressenti, j’aurai pu fermer ma gueule…

On vous croit sombre et triste…

Ça prouve qu’on se fait des idées fausses sur moi. Je ne suis pas triste, ni dans le négatif, je suis dans le positif, même si la réalité d’aujourd’hui est plus difficile que celle d’hier. Dans les années 70, 80, je me sentais bien dans ma peau. Aujourd’hui…  J’ai vieilli, je porte des lunettes pour voir les choses et ça, ça me fait vraiment chier…

Vous êtes toujours privé de votre permis de conduire? À vie?

Non, je peux le repasser si je veux, mais je vais pas le repasser comme un connard devant deux abrutis – j’ai vraiment pas envie… Sur mon front, il n’y a pas écrit “Ducon la joie”.

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