Les Solidarités 2020: pourquoi c’est le rendez-vous incontournable des familles

Prix, premières têtes d’affiche, exclus, attractions pour les kids, débats citoyens. On vous dit tout sur la huitième édition du festival namurois qui se déroulera du 28 au 30 août.

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Les organisateurs des Solidarités ne dorment pas sur leurs lauriers, pas plus qu’ils ne restent hermétiques aux remarques du public. Pour sa huitième édition, qui se tiendra à la Citadelle de Namur, le festival affirme haut et fort ses principes fondamentaux. Soit l’envie de proposer une fête musicale accessible à toutes les familles en proposant une affiche qualitative, tout en sensibilisant le public à un monde plus solidaire et responsable.

Site réaménagé

Mais Les Solidarités évoluent aussi. Fait assez rare pour le souligner en ces temps de surenchère, les organisateurs ont décidé ainsi de réduire l’affluence maximale de 5.000 personnes afin de faire respirer le site. La configuration du site sera modifiée, avec notamment une grande scène déplacée (elle sera dos à la Meuse), pour optimaliser la visibilité. D’autres améliorations touchent à la mobilité, l’accessibilité, l’approvisionnement en eau potables gratuite. Le prix, lui, est identique : 69 euros pour le pass 3 jours, 37 euros (samedi ou dimanche) et 33 euros (vendredi) pour le ticket  « un jour « . L’adulte/parent qui achète son ticket a droit à deux entrées gratuites pour ses enfants de moins de douze enfants, moyennant une réservation obligatoire.

L’engagement citoyen

Les organisateurs des Solidarités n’hésitent pas à parler d’un festival « politique ». Dans l’espace Agora, débats, expositions, stand-up et autres activités inviteront le public à réfléchir à un monde meilleur.  Pas moins 1.200 travailleurs engagés du secteur associatif se mobilisent aussi durant ce week-end.

Les kids

Plus que jamais, ils sont les bienvenus aux Solidarités. Outre la programmation officielle, les kids ont rendez-vous à la Cité des Enfants qui proposera pas moins de quarante activités différentes entièrement gratuites. Quatre spectacles « jeunes public » seront aussi organisés.

L’affiche

Les Solidarités ont déjà dévoilé une vingtaine de noms. Comme à son habitude, le festival joue la carte de la diversité tout en confirmant l’avènement des musiques urbaines particulièrement bien représentées. La liste de ces noms est disponible sur le site du festival (www.lessolidarites.be). Voici les cinq coups de cœur de Moustique.

Jean-Louis Aubert – le vendredi 28 août

Adaptation de poèmes de l’écrivain Michel Houellebecq, tournée marathon pour la reformation de Téléphone, sous le nom Les Insus, concerts solo dans des salles intimistes. Si Jean-Louis Aubert est toujours resté en mouvement ces dernières années, cela faisait pourtant quasi une décennie (l’album « Roc Eclair » en 2010) qu’il n’avait plus proposé de nouveaux morceaux. C’est désormais chose faite avec « Refuge », copieux recueil de vingt-deux chansons paru le 15 novembre dernier. « Un album sur la ligne de vie parlant de choses intérieures qui nous permettent d’avancer « , nous expliquait Jean-Louis Aubert à sa sortie. « l y est question d’amour, d’amitié, de bonheur, d’enfance et d’âme, même si ce dernier mot est tombée en désuétude. » Après son concert du 3 mars prochain à Forest, sa date aux Solidarités est une exclusivité pour les festivals d’été. Pour rappel, cette Olo Tour voit Aubert s’entourer… d’hologrammes de lui-même. Un procédé ingénieux qui prendre toute son ampleur sur l’Esplanade de la Citadelle.

Aloïse Sauvage – le samedi 29 août

Circassienne, danseuse contemporaine formée à l’académie Fratellini, comédienne révélée dans 120 battements par minute de Robin Campillo (2017), Aloïse Sauvage s’est imposée comme voltigeuse des mots avec son premier EP « Jimy  » (avec le tube A L’Horizontale)  et des concerts acrobatiques. Dans la foulée de son premier album « Dévorantes » qui sort ce 28 février, la jeune Française repasse par les Nuits Botanique le 8 mai (elle y était déjà la révélation en 2019) et s’arrêtera aux Solidarités. Interview à lire très prochainement dans ses pages.

Lous & The Yakuza – le samedi 29 août

Née à Lubumbashi, installée à Bruxelles après un détour par le Rwanda, influencée par la culture manga (d’où le Yakuza) et signée à Paris par Sony Music, Marie-Pierra Kakoma, alias Lous (anagrame de « soul »), fait  l’objet d’un gros buzz. Ses singles Dilemme et Tout est gore font l’unanimité. Son premier album est attendu pour le printemps et tout le monde se dispute sa présence en festivals. Interview à lire très prochainement dans ces pages.

Lomepal – le samedi 29 août

En 2019, Antoine Valentinelli a plié le game en festival. Nous pensions que sa prestation héroïque au Ronquières Festival allait être la dernière sur le sol belge avant longtemps, mais il nous revient au BSF et aux Solidarités. Trop chouette.

Ayo – Dimanche 30 août

Mère de famille comblée et auteure toujours bien entourée, l’artiste germano-nigériane nous invite au dépassement de soi sur son sixième album Royal qui vient de sortir.  À ses créations acoustiques pleines de sagesse, elle ajoute des reprises en mode néosoul acoustique (Fool’s Gold de Lhasa, Throw It Away de la militante jazz Abbey Lincoln) ou en jazz/reggae (Nés quelque part de Maxime Leforestier).  Autant de perles qu’Ayo présentera à Couleur Café le 26 juin et au Théâtre de Verdure, dans le cadre des Solidarités.

www.lessolidarites.be

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