Wes Anderson : le trailer que tout le monde attend est sorti

À Ennui-sur-Blasé, plus personne n’a l’occasion de s’ennuyer : la bande annonce de « The French Dispatch » a été révélée et laisse présager du grand Wes Anderson.

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Rares sont les cinéastes qui peuvent se targuer d’incarner un genre à eux seuls. Wes Anderson, incontestablement, est de ceux-là. Ses couleurs pastel, son penchant pour le rétro, son obsession de la symétrie, ses personnages libres et leur joie de vivre teintée de désespoir : le réalisateur américain a une patte, et unique qui plus est. Accessible surtout, tant elle est imprégnée de pop culture — ses B.O. — et façonne à la fois celle-ci. Rien d’étonnant à ce que des milliers de spectateurs soient depuis hier suspendus à la touche « refresh » de leur clavier, dans l’attente de la sortie de la bande annonce de « The French Dispatch », sa prochaine pellicule à venir.

Bien sûr, la recette, on la connait : quelques acteurs indéboulonnables — Bill Murray, Owen Wilson, Adrien Brody ou encore Tilda Swinton —, une trame à la fois sensible et loufoque, et l’esthétique qui caractérise Wes Anderson. Mais la surprise reste, à chaque film, de découvrir comment le réalisateur fera monter la sauce. À travers une romance enfantine ? À coup d’images d’animation sur une île-déchetterie ? Avec une famille dysfonctionnelle ? Dans « The French Dispatch », c’est cette fois une rédaction américaine basée en France, mais librement inspirée du New Yorker qui est au centre de l’intrigue. Dans ses bureaux et au-dehors, on croise Benicio Del Toro, Frances Mc Dormand, Jeffrey Wright, Timothée Chalamet, Léa Seydoux, Saoirse Ronan, Mathieu Amalric, Lyna Khoudri, Stephen Park et Elizabeth Moss, entre autre membres d’un casting au firmament.

Comme le laissait présager ce dernier, et le confirme la bande annonce parue ce 12 février, il s’agit vraisemblablement d’un film choral tel que l’a été « The Grand Budapest Hotel ». Wes Anderson y délaisse par moment sa palette de couleurs vintage, au profit d’un noir et blanc qui colle à l’époque de son récit. Le long métrage se déroule dans la ville imaginaire d’Ennui-sur-Blasé, mais a en réalité été tourné à Angoûlème. Encore un peu de patience, sa ortie est prévue le 24 juillet aux États-Unis et fin août dans les salles belges.

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