Doublé de concerts de Stormzy à Bruxelles : notre capitale serait-elle devenue une étape incontournable ?

Après un show à Dubaï, Stormzy démarre sa tournée mondiale à Bruxelles, où le rappeur anglais a annoncé deux concerts avant même que ne démarre la vente des tickets. À part Londres, chez lui, c’est la seule ville dans le monde où ce doublé est prévu.

64834289_2300435430222308_388940624734191616_o

Ce lundi soir, la tournée mondiale du rappeur anglais Stormzy fait étape chez nous, à l’Ancienne Belgique à Bruxelles. Le concert est sold out. Rien de spécial jusque-là. Plus anecdotique par contre, c’est que demain mardi, le Londonien se produira à nouveau devant une salle comble, même heure, même endroit.

Il ne s’agit pas d’un concert ajouté suite à une forte demande de ticket, comme cela a été le cas à Dublin ou Sydney. Non, dès l’annonce de la tournée, deux dates ont immédiatement été annoncées à Bruxelles. C’est la seule ville où cela a été le cas, en plus de Londres, où deux concerts ont été prévus à l’immense O2 Arena.

C’est un phénomène assez rare en Belgique, souvent réservé aux groupes nationaux, comme dEUS qui a fait huit concerts en mai dernier, à Angèle ou aux artistes à la popularité mondiale, notamment Coldplay qui s’était produit deux fois au stade Roi Baudouin il y a quelques années.

Pas encore un phénomène chez nous

Outre-manche, Stormzy est une véritable star  : il a notamment été la tête d’affiche 2019 du légendaire festival Glastonbury et s’affiche souvent en une des médias, des tabloïds aux magazines, parfois même pour ses prises de position politiques, notamment contre le parti conservateur de Boris Johnson.

Chez nous, sa popularité est encore à faire, surtout en Wallonie. Actuellement, il ne passe que très peu en radio. Selon Ultratop, son deuxième album, Heavy is the Head, sorti début décembre, ne s’est même pas classé dans le top album dans le sud du Pays. En Flandre, c’est mieux  : il est resté 8 semaines et a atteint la 36e place. Mais difficile de parler de grand succès. Les résultats de son premier album, Gang Signs & Prayer, en 2017, étaient encore en dessous de ça.

Bruxelles, pas si incontournable

Du côté de Live Nation, l’Ancienne Belgique sold out deux jours d’affilée, ce n’est pas si étonnant. « Cela arrive de plus en plus souvent qu’un artiste remplisse des salles sans grande diffusion radio ou dans les médias, mais uniquement grâce à sa popularité et son influence sur les réseaux sociaux », répond Denis Malschalck. « Certains remplissent même le Palais 12. »

De là à prévoir deux concerts, avant même la vente des tickets  ? « On y croyait, on savait que le potentiel était là. Il y a tout un travail interne derrière ça, mais c’est aussi à chaque fois un pari. » On pourrait alors croire que Bruxelles est devenue une étape inévitable en Europe pour les rappeurs, mais ce n’est même pas le cas. Les tournées des anglais Dave ou Mostack, moins connus que Stormzy mais dont les premiers albums ont été salués par la critique, ont contourné le plat pays sans s’y arrêter. Plus connu, l’américain Tyler The Creator, lauréat des derniers Grammys, s’arrêtera aux Pays-Bas et en France en 2020, mais pas chez nous, tout comme Eminem lors de sa tournée 2019.

Sur le même sujet
Plus d'actualité