Les pépites de l’Eurosonic

La ville universitaire de Groningen a accueilli trois jours durant le futur de la musique européenne. Moustique était dans la place et vous fait partager ses coups de cœur.

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“S’il y a une file sur le trottoir et de la buée sur les vitres, c’est que vous êtes au bon endroit.” Voilà un bon “tip” à suivre à l’Eurosonic qui s’est déroulé dans la ville universitaire de Groningen du 15 au 18 janvier dernier. En trois jours, la 34e édition du festival hollandais a accueilli pas moins de 347 artistes et groupes européens émergents venus de 33 pays. Organisé idéalement en début d’année, c’est devenu le rendez-vous incontournable des pros et l’étape obligée pour les artistes qui rêvent de s’exporter.

C’est ici, dans la capitale de la croquette que les carrières internationales d’Adèle, Agnès Obel, Stromae, The xx, Benjamin Clementine, Dua Lipa et autre Fontaines DC se sont dessinées lors des éditions précédentes. C’est ici aussi que tous les directeurs de salle, programmateurs de festivals et responsables de labels viennent faire leur marché. Tous les artistes sélectionnés dans le festival sont soumis aux mêmes règles du jeu. Soit un showcase de 45 minutes chrono qui se déroule dans de bonnes conditions techniques un peu n’importe où dans cette ville où la musique vivante est toujours bien accueillie: clubs, cafés, piscines, églises, théâtres, auditoriums universitaires, sous-sols, rooftops, chapiteaux qui défient les vents polaires. Voilà 5 coups de cœur de la rédaction. Pour la suite de notre sélection, rendez-vous dans les pages du Moustique de cette semaine.

Black Country New Road

Originaires de Cambridge, les trois filles et quatre garçons de Black Country New Road sont tous des instrumentistes  accomplis. Loin des formats, cette jeune formation propose de longues plages arty aux effluves et post-punk. Violon, guitare, claviers, batterie… Les fans de Black Midi et du dEUS de “Worst Case Scenario” vont adorer.

Celeste

Celeste ne manque pas en interview de remercier sa grand-mère de l’avoir introduite à Aretha Franklin, Ella Fitzgerald et Thelenious Monk. Déjà surnommée outre-Manche la nouvelle Amy Winehouse, cette Anglaise d’origine jamaïcaine a raflé le Brits Rising Star et la première place du BBC Poll 2020 consacrant les meilleurs artistes émergents. Après un premier EP “Lately” paru en 2019, Celeste vient de publier le single Strange qui va vous arracher des sanglots. Elle sera aux Nuits Botanique le 1er mai et en interview très rapidement dans Moustique.

Alex Gough

Né à Waterford en Irlande voici vingt et un ans, Alex Gough joue de la batterie depuis qu’il est gamin. Egalement producteur, chanteur et songwriter, c’est derrière ses fûts qu’il balance son flow incisif avec un band qui croise grosses basses jazzy et guitares chaloupées. Du hip-hop loin des codes.

Squid

Squid, ce sont cinq sales mômes de Brighton qui trouvent dans la musique aussi bien un terrain de jeu qu’un exutoire à leur imagination débordante. Entre le Talking Heads de Psycho Killer, la scène no-wave new-yorkaise des années 80, les groupes funk du label Factory et même LCD Soundsystem, la musique de Squid refuse le repli sur soi et lance un grand “Fuck” au Brexit.

The Brums

Brums, c’est la contraction de brass et de drums. De la batterie donc, ainsi que de la trompette, du saxophone, du trombone à coulisse mais aussi d’une bonne dose d’électro. Ce collectif instrumental liégeois qui a déjà énormément tourné chez nous, joue la carte de la différence en mariant musique de fanfare, trance électro et jazz groovy. Atypique et euphorique.

Le 11/3,  à l’Atelier 210, Bruxelles.

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