Aya Nakamura en mode copine à Forest National

Le spectacle était autant sur scène que dans la salle ce lundi pour le retour de la princesse malienne du r&b.

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Après son concert à La Madeleine au printemps et son passage dans les festivals d’été (Les Ardentes, Les Solidarités), Aya Nakamura a rempli sans problème Forest National ce lundi soir, confirmant ainsi son statut de nouvelle star francophone de la R&B. Paru en avril 2018, son deuxième album « Nakamura » qui l’a propulsée au sommet des charts digitaux, a été réédité le mois dernier avec, comme c’est devenu l’habitude, une poignée de titres inédits lui permettant ainsi de rallonger sa durée de vie jusqu’aux Fêtes.

Attitude décomplexée

Sur scène, l’artiste originaire de Bamako affirme sa singularité en malaxant comme personne des influences africaines, de la pop occidentale et des sonorités urbaines modernes. Elle a des musiciens (spécial « big up » à notre compatriote Simon LeSaint à la batterie), des choristes, des danseurs. On ne fait pas toujours la distinction entre les programmations et ce qui est vraiment exécuté en live. On voit bien un guitariste sur la droite de la scène mais on entend rarement son instrument. Et à vrai dire, tout le monde s’en fout. Car l’essentiel est ailleurs. Dans l’attitude parfaitement décomplexée d’une artiste bien dans sa peau et son corps qui n’arrête pas de sourire. Dans les textes, ancrés dans sa réalité, accessibles, forcément féministes sans être pour autant moralisateurs. Et surtout dans l’ambiance 100% festive qu’elle instaure avec son jeune public, à majorité féminin vous le supposez.

Juke-box

Si la setlist ne présente guère de surprises (tous les tubes y sont de Pookie à l’hymne Djadja, en passant par une version remixée de Sucette, Autrement ou autre Dabs), la production, elle, bénéficie de plus de moyens pour cette nouvelle tournée « des Zénith » (comme elle l’appelle) avec écrans Led et beaux effets dans les lumières. Mais c’est bien sûr dans la salle que le spectacle se passe. Des milliers de fans, connaissant chaque couplet de ses chansons, dansant le smartphone à la main, répondant au quart de seconde aux harangues amicales de leur « copine »  et accueillant chaque intro de cris hystériques. Que de bonnes vibrations finalement pour une artiste parfaite dans ce rôle de meneuse de troupe version 2.1.

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