« The End of the F***ing World » rejoint ces séries qui auraient dû s’arrêter à leur première saison

Netflix a lancé la diffusion internationale de la série britannique de Channel 4. L'occasion pour nous de revenir sur ces shows qui auraient mieux fait de se contenter de leur première saison...

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The End of the F***ing World

Ce n’est pas qu’on n’a pas aimé cette deuxième saison. Les acteurs et actrices sont toujours aussi bons, la musique excellente, le ton résolument anarchique et la photographie magnifique. C’est juste qu’on n’y a trouvé aucun intérêt. Basé sur un roman graphique de Charles Forsman, le premier chapitre de cette série de Channel 4 (on l’oublie souvent, Netflix s’appropriant le show par son implacable « A Netflix Original Series ») racontait le road-trip infernal de James (Alex Lawther) et Alyssa (Jessica Barden), deux adolescents torturés et incompris. Après le meurtre d’un professeur/psychopathe ayant tenté de violer Alyssa, les deux ados étaient pourchassés par la police. La première saison s’était terminée sur un cliffhanger avec un coup de feu suivi d’un écran noir qui avait laissé les fans en plein émoi : James est-il mort ou non ? Si la deuxième saison répond à cette question, elle n’apporte plus grand-chose à l’histoire des héros. On tourne un peu en rond et on aurait finalement préféré finir sur cette fin ambigüe qui était aussi, et c’est important, celle écrite par Charles Forsman.

© ProdBonnie (Naomi Ackie), le nouveau personnage de cette deuxième saison © Channel 4

13 Reasons Why

Après une première saison très remarquée et une deuxième plus mollasse, la troisième saison de 13 Reasons Why nous a complètement perdu. Dénonçant le harcèlement scolaire et la culture du viol à ses débuts, la série s’est éloignée de son propos en s’enfonçant dans des intrigues de moins en moins crédibles. La dernière en date étant l’assassinat de Bryce Walker, le harceleur et violeur de la série. Drôle de choix de victime pour tenir les spectateurs en haleine… Malheureusement, la série a été renouvelée pour une quatrième saison.

© Prod

La Casa de Papel

Enorme succès lors de la diffusion internationale de cette série espagnole sur Netflix. La plate-forme, sans donner de chiffres, annonce même fièrement qu’il s‘agit de « la série non anglophone la plus regardée de Netflix ». Huis-clos au sein de la Maison royale de la Monnaie d’Espagne durant un braquage, la première saison avait tenu en haleine des millions de spectateurs prenant le parti des braqueurs, les vrais héros de la série. Le pitch étant ce qu’il est, l’histoire aurait dû se terminer en même temps que le braquage. Sauf qu’au vu du succès, le gourmand Netflix en voulait encore et a fini par commander au créateur une troisième salve (selon le découpage de Netflix, car originellement, La Casa de Papel comprenait une saison divisée en deux par la plate-forme). Et sans surprise, cette troisième saison (deuxième pour les puristes) est un échec.

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Top of the Lake

Brillante série signée Jane Campion (La leçon de piano), Top of the Lake pouvait compter sur une actrice principale talentueuse (Elisabeth Moss), les sublimes paysages sauvages de la Nouvelle-Zélande et une intrigue palpitante, le tout saupoudré de féminisme et de mysticisme. L’histoire nous plongeait dans l’enquête d’une jeune inspectrice, revenue sur ses terres natales pour élucider la disparition d’une fillette de douze ans, enceinte. Récompensée par dix prix, la série s’est offert quatre ans plus tard une deuxième saison (China Girl), malheureusement pas à la hauteur de ses débuts. Exportée à Sydney, la série semble avoir laissé son esprit si singulier dans les lacs et forêts mystiques néo-zélandais qui faisaient partie prenante de la première intrigue.

© Prod

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