FiftyFifty Lab: c’est quoi ce nouvel événement musical à Bruxelles?

Les 7 et 8 novembre prochains, les vingt plus gros festivals européens présentent leurs coups de cœur dans cinq lieux de notre capitale. Pour tout savoir sur la musique d’aujourd’hui et de demain, c’est ici que ça se passe.

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Après Francofaune, les Nuits Sonores, le Festival des Libertés à Bruxelles, l’Austral Boreal  à Liège, les Beautés Soniques à Namur, voire le Fly Away au club Med de Gregolimano, la Belgique accueille une nouvelle manifestation musicale cet automne. C’est trop direz-vous, sauf que le FiftyFifty Lab  -c’est son nom- n’est pas un festival de plus et a le mérite d’imposer, tant sur le fond que sur la forme, un concept différent de la concurrence. On vous explique tout ça…

C’est quand et où?

La première édition du FiftyFifty Lab se déroule les jeudi 7 et vendredi 8 novembre dans cinq lieux bruxellois: Le Club de l’Ancienne Belgique, la Madeleine, l’Archiduc, le Bonnefoi et le FFormatt, nouveau club situé dans un parking sous-terrain dans le quartier de la Bourse.

Qui est derrière?

C’est la grosse originalité du festival. Proposant des concerts live en formule showcase, le FiftyFifty Lab rassemble, aux côtés de ses organisateurs principaux (l’agence d’organisation d’événements et de relations presse Fifty Fifty et l’agence de booking Curatedby), une vingtaine de festivals internationaux parmi les plus réputés. On citera notamment le Paléo (Suisse), les Vieilles Charrues (France), le Best Keep Secret (Pays-Bas), le Primavera (Espagne), le FME (Québec), mais aussi, plus près de chez nous, le Dour Festival et le BRDCST (Ancienne Belgique). Chacun de ces curateurs a choisi deux artistes/groupes coups de cœur qui se produiront à Bruxelles. À côté de cette programmation internationale, le Fifty Fifty propose également un large panel de talents émergents belges issus d’horizons et de genres divers.

Qui joue?

Vous l’aurez compris, pas de noms connus ici et encore moins (hormis peut-être certains artistes belges comme Glauque ou Glass Museum) des groupes qu’on a vu tout l’été dans les festivals. Le FiftyFifty Lab fait le pari du futur et mise sur les découvertes déjà validées par les programmateurs des gros festivals. Comme le souligne Mathieu Fonsny, cheville ouvrière du Fifty Fifty Lab et co-fondateur de Kuratedby, « la tête d’affiche du FiftyFifty Lab, c’est le concept lui-même ».

Combien?

Le combi « 2 jours » coûte 35,99 euros en prévente. Le ticket  « 1 jour »» coûte 26 euros. Plus d’infos sur www.fiftyfiftylab.com

Les 5 concerts à ne pas manquer au FiftyFifty Lab

Mathieu Fonsny, co-organisateur du FiftyFifty Lab, nous livre ses coups de cœur du festival.

Emy

« Au Dour Festival, nous avons  reçu les maquettes de cette chanteuse belge dont on ne connaissait rien un jour où Alex (mon binôme à la programmation du festival de Dour) et moi ne travaillions pas ensemble. Alex m’a tout de suite appelé pour me dire:  « ‘On vient de recevoir un truc qui s’appelle Emy, j’ai l’impression d’avoir la nouvelle Selah Sue' ». Le reste est à vous de juger…

Maria José Llergo

« Choisie par le festival Primavera, cette chanteuse espagnole de flamenco m’a charmée à la première écoute. Bien loin d’un pastiche de Rosalia,  elle a une approche plus traditionnelle du flamenco et sa voix haute perchée est tout simplement impressionnante ».

MorMor

« Petit génie de la pop indie venu de Toronto, MorMor est le genre de songwriter qu’il est difficile de classer tellement ses arrangements et sa voix sont singuliers. Il fait l’unanimité au sein des organisateurs du FiftyFifty Lab. »

Naya Ali

« Naya Ali est une jeune rappeuse de Montréal au flow énergique et rageur, que j’avais rencontré il y a un peu plus d’un an dans la rue à Rouyn Noranda, au Québec. Elle cherchait un dj pour un show improvisé et je lui ai donné un coup de main. Un an plus tard, Naya a pris des galons et est le choix du Festival des Musiques Emergentes (FME, Québec) pour cette première édition du FiftyFifty Lab. »

Ana Diaz

« Le FiftyFifty Lab a aussi pour mission d’exposer au mieux les artistes au public mais aussi à un petit conglomérat de professionnels du milieu. Cette mission prend tout son sens dans le cas d’Ana Diaz, artiste de sang espagnol mais qui est bruxelloise d’adoption. On a décidé de la programmer à l’Archiduc pour créer un possible moment magique du festival ».

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