Clara Luciani, Charlie Winston, L’Impératrice: notre best of des Solidarités

Le festival namurois a tiré sa révérence hier soir après un week-end (très) chaud et (très) bondé. Au lendemain de cette septième édition, petite sélection des meilleurs moments.

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Chaleur, concerts endiablés et foule impressionnante: voici ce qu’on retiendra de la dernière édition du festival namurois. Avec, comme à son habitude, une affiche éclectique, Les Solidarités ont rassemblé des publics bien différents sur les hauteurs de la Citadelle de Namur. Les amateurs de rap ont trouvé leur bonheur devant les concerts de Disiz La Peste et Caballero & JeanJass, les fans de pop française se sont déhanchés avec Claire Laffut et Clara Luciani tandis que les nostalgiques retrouvaient avec douceur Pascal Obispo, Axelle Red et Gaëtan Roussel vendredi soir.

Impossible de parler de cette édition sans mentionner les 30 degrés et le soleil tapant. Pourtant annoncées, les fortes chaleurs ont tout d’abord semblé surprendre le festival où les files pour l’eau gratuite se sont allongées à une vitesse impressionnante. Mais Les Solidarités ne se sont pas laissées démonter et ont doublé le nombre de point d’eau du jour au lendemain (six samedi, douze dimanche). Le festival se targue également d’être le seul à permettre au public de venir avec ses propres gourdes d’eau.

En tout, environ 60.000 festivaliers ont foulé le sol du site de la Citadelle ce week-end, dont 15.000 enfants de moins de 12 ans (pour qui l’accès au site était gratuit). On a bravé la foule et navigué entre les différentes scènes pour vous concocter notre « palmarès » de cette édition 2019.

La palme du professionnalisme : Juicy

On se répète, mais il a fait chaud aux Solidarités. Si chaud, que les ordinateurs du duo belge Juicy n’ont pas suivi la cadence impressionnante des deux musiciennes. Malgré les plantages informatiques, le groupe ne s’est pas laissé démonter et a improvisé des sessions acoustiques pendant les redémarrages Ableton. Rien ne peut perturber Sacha et Julie dont le dynamisme sur scène sous 30 degrés et en tenue en latex était impressionnant !

Le concert le plus collé-serré : Angèle

Il n’y en avait que pour Angèle samedi soir entre 21h et 22h. Aucun autre concert n’était en effet programmé pendant cette plage horaire. “On savait que tout le monde voudrait voir Angèle et on voulait permettre à tout le monde d’assister à son concert“, expliquent les organisateurs. Une belle intention qui a malheureusement créé de grosses files et un “bouchon“ sur le site de l’Esplanade. En réponse aux critiques, les organisateurs assurent que ces “embouteillages“ seront pris en compte dans l’évaluation du festival. Loin de ces préoccupations, la chanteuse belge a de son côté livré un show rodé qui a ravi le public parmi lesquels on estime la présence de 9000 enfants.

La réunion de famille inattendue : Charlie Winston

Le gentleman anglais était ému sur la scène du Théâtre de Verdure. Ce concert était en effet le dernier de sa tournée. Pour l’occasion, Charlie Winston a mis les petits plats dans les grands : improvisations jazzy, bain de foule et danse endiablée avec son jeune fils venu le rejoindre sur scène. “C’est un moment très important pour moi ce qui vient de se passer, la famille c’est ce qui compte le plus. On a passé la journée à Bruxelles aujourd’hui tous les deux et je suis très heureux qu’il soit venu sur scène avec moi“, a confié à la foule un Charlie Winston ému. Après une pause carrière suite à des soucis de santé, le chanteur folk a prouvé, une fois de plus, qu’il est une véritable bête de scène.

Le show comme en boite de nuit : L’Impératrice

Dimanche soir, face au concert de Clara Luciani, L’Impératrice faisait clairement le poids. Le groupe français a transformé la scène du Maquis en véritable boite de nuit grâce à ses vibes pop et disco. Sensuelle et poétique, la musique de L’Impératrice invite les corps à se déhancher au rythme de ses fougueuses instrus. On a pas longtemps résisté.

Le concert qui a volé notre cœur : Clara Luciani

La chanteuse française, “révélation scène“ aux dernières Victoires de la musique, était celle à qui l’on a donné la lourde tâche de clôturer le festival. Un défi qu’elle a réalisé haut la main. Voix chaude et profonde, envolées rocks et douces discussions avec le public, son concert était certainement l’un des meilleurs du festival. Enchaînant les tubes (La Grenade, Drôle d’époque, Nue) et des titres plus intimistes (Les fleurs, Mon ombre), Clara Luciani a montré avec classe et charisme qu’elle est une grande chanteuse.

© Mathieu GolinvauxClara Luciani © Mathieu Golinvaux

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