Gaëtan Roussel enflamme la scène des Solidarités, Pascal Obispo étonne

Vendredi soir, le festival des Solidarités ouvrait ses portes en haut de la Citadelle de Namur. Un premier bilan positif de bon augure pour la suite du week-end.

Gaëtan Roussel ©Mathieu Golinvaux

Il fait bon vivre aux Solidarités. Attractions pour les plus petits, large panel de food trucks, festivaliers de tous les âges : le combo est parfait pour un premier jour. À la toute petite exception près que seule la moitié de l’espace était accessible vendredi soir étant donné le peu de concerts qui y étaient donné. Du coup, ça se bouscule, ça fait la file pendant de longues minutes et ça cherche une place pour se poser. Mais la bonne humeur est telle que, finalement, rien de tout ça n’est grave.

Peu de concerts, certes, mais pas n’importe quels artistes. Pour ce premier soir de festival, la main stage des Solidarités accueillait Chicos y Mendez, Axelle Red, Gaëtan Roussel et Pascal Obispo. Un line-up attirant des milliers de festivaliers qui ont eu du mal à décoller du public, même pour une poignée de minutes. Un constat d’autant plus vrai pour les fans de Pascal Obispo déjà collés à la scène depuis le début d’après-midi.

Axelle Red, heureuse d’être là

C’est une Axelle Red plus que loquace qui a débarqué sur la scène des Solidarités aux alentours de 19 heures. De toute évidence ravie d’être là, la chanteuse belge a entremêlé nouveaux morceaux de son dernier album Exil et tubes indémodables. Mais Axelle ne le cache pas, elle en a un peu marre d’interpréter ses titres les plus connus. Pourtant, ils continuent à booster le public. Que la chanteuse le veuille ou non, Sensualité réveille la foule réjouie par ce petit retour en arrière.

Gaëtan Roussel en feu

Indéniablement, l’artiste français a livré le meilleur concert de toute la soirée (on espère que les fans d’Obispo ne nous feront pas un procès). Le chanteur de Louise Attaque est généreux, reconnaissant, dynamique, en interaction constante avec son public ultra réceptif. On pourrait encore s’épandre pendant plusieurs lignes et multiplier les adjectifs qui décrivent ce réjouissant concert. « Je veux voir toutes les mains en l’air », martèle toutes les deux chansons l’habitué du festival. Le public suit, s’agenouille quand on lui demande, s’époumone quand viennent les morceaux Dis-moi encore que tu m’aimes, Léa ou Ton invitation. Seul petit bémol, le mythique J’temmène au vent que les fans attendent mais qui n’arrive jamais. Tant pis, ce sera pour une prochaine fois. Pour palier son absence plusieurs petits groupes l’entonnent une fois Gaëtan et ses musiciens partis. Sans hésitation, on prendra nos tickets pour leur prochain concert.

©Mathieu Golinvaux

Pascal Joker Obispo

On n’avait jamais vu Pascal Obispo. En même temps, il n’est pas tout à fait de notre génération. Pourtant, on connaît très bien l’artiste qu’il n’est évidemment plus nécessaire de présenter. À peine le concert de Gaëtan Roussel terminé que le public scande le nom d’Obispo. Les fans de la première heure sont là. T-shirts et pancartes à l’appui. À 22h30 tapantes, les lumières s’éteignent, la foule trépigne, Pascal arrive. Et quelle ne fût pas notre surprise quand le chanteur a débarqué déguisé en Joker. Enfin, « masquillé » comme l’artiste l’a plusieurs fois répété pendant sa prestation. Le roi du mot-valise ce Pascal.

©Mathieu Golinvaux

Après, il faut bien le reconnaître. Obispo met le feu et assure un spectacle rodé. Musicien de talent, voix impressionnante, comique de situation, Pascal Obispo passe de l’un à l’autre avec un naturel fou. Par contre, on admet qu’on n’a pas tout compris au choix du costume. Certes, Pascal Obispo a toujours aimé se glisser dans la peau de personnages (on se souvient du Capitaine Samouraï Flower). Mais le Joker on a eu un peu de mal. Surtout au moment d’interpréter le doux Lucie (qui a 23 ans). Comment créer l’émotion en costume de méchant au maquillage coulant ? No idea. Mais la foule était conquise et triste que cette heure trente en sa compagnie passe si rapidement. Il faudra maintenant prendre son mal en patience et attendre son retour à Forest National le 29 novembre prochain.

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